Pôle international de recherche en musicothérapie

Catégorie : musicothérapie

  • Parution de 3 nouveaux ouvrages aux Éditions du Non Verbal

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    TRISOMIE 21 ET MUSICOTHÉRAPIE
    Une démarche originale d’individuation
    Julie Gebel

    Musicothérapie didactique et soins infirmiers.
    Enrichissement du soin et projet d’intervention
    Mélanie Bourire

    UN PARCOURS DE VIE
    De l’éducatrice de jeunes enfants à l’éducatrice en IME à la musicothérapie
    Fabienne Crochet

  • Revue Musique Thérapie Communication n°56

    décembre 2014Ce numéro 56 peut être considéré comme un numéro spécial consacré à l’apport de la musicothérapie auprès de personnes souffrant de fibromyalgie (nommés fibromyalgiques).

    Vincent Lajus, musicothérapeute, relate son expérience à l’hôpital de Daxainsi qu’aux thermes Bérot(Dax). Claire Baquey, musicienne (hautbois, cor anglais), musicothérapeute et poursuivant des études d’infirmière décrit aussi plusieurs interventions. Elle fait en outre mention d’une expérience menée à Grenadeainsi qu’en milieu thermal.

    Ce qui m’a semblé intéressant dans ces deux articles, outre le fait qu’ils soient détaillés (ce qui signifie donc ouverts à la critique…), c’est qu’ils décrivent des modalités différentes. Je ne veux citer, pour exemple, que les bols tibétains d’un côté et la méthode en U, de l’autre… ou encore la pratique instrumentale. On est loin des exclusions et des certitudes.

    Je crois important aussi de mettre en évidence ce que les deux auteurs soulignent et qui se trouve résumé à la fin de l’article de Claire Baquey : « (Je suis persuadée)… la musicothérapie, au sein d’un traitement multidisciplinaire a tout à fait sa place pour soulager les personnes atteintes de fibromyalgie ».

    Je crois que méditer sur ces propos en faisant les liens qui s’imposent selon les champs d’application serait tout à fait nécessaire.

    Couverture : J’en étais là dans la rédaction de cet éditorial lorsque, levant les yeux, je vis Flora… et tout de suite les vers de Baudelaire sont venus à mon esprit :

    « Je vois avec étonnement

    Le feu de ses prunelles pâles,

    Clairs fanaux, vivantes opales,

    Qui me contemplent fixement».

    Je ne pouvais que me plonger dans la méditation…

    G.D.

    *Bien entendu, la fin de l’article de Catherine Grange paraîtra dans le prochain numéro

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  • LE JEU DU MIROIR ET SON OBSCURITÉ / Dr Rolando BENENZON

     

    « C’est un livre spécial, hors série, par l’intérêt et l’originalité du thème, l’amplitude du champ conceptuel qu’il embrasse et la rigueur de sa réalisation. » déclare Violeta Hemsy de Gainza dans sa préface. Effectivement, nous avons là, l’œuvre du pionnier de la musicothérapie permettant de mieux appréhender le modèle qu’il a mis en place. Un document indispensable.

    J’ai imaginé ce livre-jeu (ou jeu-livre) avec l’objectif d’aider à développer au maximum notre dimension créatrice. De nos jours, on pourrait penser qu’un lecteur soit devenu un sujet qui comprend de moins en moins, saturé par la société de consommation, la publicité, internet, la télévision et donc exclu de la possibilité de penser librement, profondément et gêné dans la réflexion.

    En ce qui me concerne, je pense qu’au contraire n’importe quel lecteur est potentiellement prêt et désireux de se laisser emporter sur le toboggan de la
    découverte du savoir et de la sagesse. Il suffit de lui montrer la porte afin qu’il l’ouvre. Peu importe son enfance, son éducation, sa qualification, il existe un désir inné de savoir et de découvrir.
    C’est pour cette raison que je ne me suis pas résigné à simplifier un livre pour le transformer en produit de consommation mais j’en appelle plutôt au désir du lecteur disposé à entrer dans sa dimension créatrice.


    Rolando Benenzon, psychiatre et musicien, pionnier
    de la musicothérapie est président d’honneur de la
    Fédération Mondiale de Musicothérapie.

    ISBN : 979-10-93532-07-3
    ISSN : 1240-12641
    29,60€

    plus d’infos ici

     

  • [Parution] Musicothérapie et état pauci-relationnel / Catherine Greyl

    Préface : docteur Alain NOÉ

    Partie à la rencontre de personnes qui se trouvent dans un état de conscience minimale, Catherine Greyl montre comment elle a pu construire une relation avec ces patients réceptifs à la musique et les faire avancer à l’intérieur de ce cadre thérapeutique

    SOMMAIRE : Préface par le docteur Alain NOÉ, Introduction, Première partie, 1) Présentation du centre de réadaptation de Héricourt : Les missions Le personnel Les équipements Des règles d’hygiène strictes 2) Présentation de son unité accueillant des personnes se trouvant dans des états végétatifs et pauci relationnels :Présentation de l’unité Le recrutement des personnels La préparation des personnels La vie de l’équipe 3) Présentation des pathologies Le coma L’état végétatif L’état pauci relationnel 4) La prise en soins médicale, Deuxième partie, 1) L’atelier de musicothérapie L’introduction de la musicothérapie dans l’unité La définition de la musicothérapie Le constat 2) La prise en soins des personnes en musicothérapie La relation thérapeutique La musicothérapie réceptive La musicothérapie active, Troisième partie, 1) Exemple de la situation et du suivi de M. P. Sa pathologie Sa prise en soins Évolution de sa prise en soins Les enjeux thérapeutiques 2) Exemple de la situation de Mme M. Sa pathologie Sa prise en soins Évolution de sa prise en soins Les enjeux thérapeutiques, Conclusion Bibliographie Index

    108 pages, 15 x 21, 13 €
    ISBN 979-10-93532-06-6 (2014)

    se procurer le livre

  • LE CHANT DES POSSIBLES / Catherine STEFANINI

    Musicothérapie et maladie d’Alzheimer
    Une expérience en
    EHPAD

    Catherine Stefanini exerce depuis 14 ans la fonction de coordinatrice sociale dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et est formée à la musicothérapie.

    .

    SOMMAIRE

    Prologue, Introduction I. Préalables 1. La maladie d’Alzheimer Définition et diagnosticDescription La question des causes : une réponse au tout organique ou le pari du sens 2. Mémoire et maladie d’Alzheimer Une mémoire plurielle La mémoire dans la maladie d’Alzheimer La mémoire musicale L’identité sonore et musicale 3. Relation et communication Relation et maladie d’Alzheimer : mise en perspective éthique Langage digital, langage analogique et communication implicite Musicothérapie et maladie d’Alzheimer : une définition II. Présentation du cadre général 1. La Maison de Pommery 3. Extraits de séquences : observations et questionnements L’utilisation du prénom avec des personnes adultes Le cadre thérapeutique Corps en mouvement, corps en vie, la question du rapport au corps Jeu et créativité Voix et identité Mémoire et expression de soi, le pouvoir évocateur des chansons Relaxation, écoute et enveloppe sonore 4. Conclusion, évaluation IV. Thérèse ou le chant des possibles 1. D’une prise en charge collective à une prise en charge individuelle 2. Petite histoire de vie et tableau clinique 3. L’indication et les objectifs de la prise en charge 4. Extraits de séquences : observations et questionnements Cadre thérapeutique et mémoire affective Mouvements et neurones miroirs Mouvements et neurones miroirsNote répétée et accordage affectif La mémoire musicale ou le chant des possibles Empathie et distance thérapeutique Le pari du sens, l’intelligence affective Prolongement Conclusion Épilogue Bibliographie Index des termes Index des noms Annexe

    154 pages, 15 x 21, 16 €

    ISBN : 978-2-906274-97-6

  • Les rythmes et les mélodies d’Elodie, enfant autiste / Keller Catherine

    Pendant 10 mois, Elodie, enfant autiste de 9 ans, et moi avons joué ensemble, avec les rythmes et les sons des instruments de musique, ainsi qu’avec notre voix.

    Je vais retracer quelques moments forts que nous avons vécus ensemble.

    Découverte

    La première séance a été une séance découverte … surtout pour moi ! En effet, j’avais déjà été avec des enfants, ou des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, mais n’avais jamais fait de musique avec une enfant autiste. Je cherchais ainsi à communiquer avec elle, par l’intermédiaire des instruments: je jouais différents rythmes, avec différents instruments. Alors que je m’attendais avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle joue avec moi, ou danse, ou réponde à sa manière, à chaque fois sa réaction était simple: rejet des instruments et stéréotype !

    Etonnée et déçue de cette première séance, je suis repartie avec la question et la motivation d’y trouver une réponse : comment faire pour entrer en contact avec Elodie tout en musique ?

    La musique d’Elodie

    J’ai vite compris, que je m’étais trompée de direction. Ce n’est pas en  imposant ma musique, mes rythmes que je vais pouvoir communiquer avec elle.

    C’est en allant dans son monde, dans ses rythmes que je vais pouvoir entendre sa musique, jouer sa musique et entrer dans une réelle communication avec elle.

    Le sens de tout cela: pourquoi communiquer avec Elodie ?!

    Avant de poursuivre sur nos expériences vécues, j’ai envie de revenir sur un point qui me semble très important. A savoir: l’objectif des séances. Basée sur la méthode des 3i, l’objectif était d’être avec l’enfant, jouer avec lui, le stimuler et rechercher son regard pour lui permettre de s’éveiller, de sortir de sa bulle. Lui permettre également de ne plus être dans l’angoisse, de ne plus subir les stéréotypes. Pour qu’à long terme, il puisse communiquer, entrer en relation avec les autres, devenir autonome. Et acquérir par la suite les connaissances et compétences nécessaires pour aller à l’école et travailler.

    J’ai remarqué que sa musique était très belle, sa voix magnifique. Quand elle jouait ou chantait ce qui venait du fond d’elle-même, elle rayonnait, était dans la joie, son regard était vivant et présent. C’était des moments très forts. Des moments d’une grande simplicité, de joie et de bien-être. Moments qui me nourrissaient. Je repartais de chez elle, chargée d’énergie et remplie d’amour. Amour que je pouvais alors transmettre à mes enfants ou aux personnes que je rencontrais.

    Par la musique et le chant, Elodie s’exprimait, exprimait ce qui était en elle,
    la richesse, la beauté et l’amour qui était en elle.

    C’est pourquoi, au fur et à mesure des moments que nous passions ensemble, je n’avais plus forcément d’objectif précis. Si ce n’est celui-ci:

    Juste l’envie d’être avec elle.
    Juste l’envie d’être.

    Des moments de doute

    Un jour, j’ai eu envie de faire découvrir à Elodie des musiques que j’aimais beaucoup, qui donnent  envie de danser. En effet, la fois précédente, Elodie avait danser toute la séance alors que je jouais des percussions. Je jouais, elle dansait. Plus elle dansait, plus elle m’entrainait à jouer etc… C’était un magnifique moment. C’est pourquoi, je voulais revivre la même chose, avec d’autres musiques !

    Cela n’a pas du tout été pareil ! A l’écoute des musiques, elle se mettait à crier en se bouchant les oreilles. Je changeais de musique, voulais danser avec elle. Mais elle ne le souhaitait pas. Elle stéréotypait. Pleurait. Criait. Je n’arrivais pas à entrer en contact avec elle. J’étais désemparée, ne savais pas quoi faire.

    Son papa est alors venu. Nous avions longuement discuté. Et surtout, je le voyais agir avec Elodie. Comment il coupait ses stéréotypes. Comment il prenait contact avec elle, jouait avec elle. Je lui parlais de mes craintes: n’étais-ce pas lui faire violence de la couper dans ses stéréotypes ? Mettre la musique trop fort ne la dérangeait-elle pas, ne lui faisait-elle pas mal ?

    J’étais très étonné de voir comment elle passait d’une émotion à l’autre. Lorsqu’elle pleurait, il ne s’agissait pas de la plaindre, car, alors, elle y restait, et, je m’engouffrais avec elle dans cette émotion !!! Il était juste important d’avoir un temps pour l’entendre dans l’émotion, y mettre des mots, la prendre dans les bras pour la consoler et continuer par un jeu qui la faisait rire, des chatouilles par exemple. Et, c’était reparti pour un tour de rigolade et de belle énergie.

    A l’écoute d’Elodie

    Quand j’arrivais chez Elodie, je me mettais à son diapason ! Je voyais dans quelle énergie elle était: enthousiaste ou angoissée, fatiguée ou en pleine forme, contrariée ou joyeuse. Son comportement était très parlant. Puis, je m’adaptais à son énergie. Avait-elle envie de bouger ou au contraire d’être prise dans les bras ? Etait-elle dans des moments d’automutilation ou stéréotypait-elle ?

    Il me fallait un temps pour me poser, pour être, entrer en lien avec elle, pour sortir de ma tête les tracas et soucis. Pour cela, je me mettais près d’elle, assise au sol. Je l’observais. Silence.

    Elle stéréotypait. Un rythme dans son stéréotype. C’est régulier. Une pulsation.
    Je prenais l’instrument que j’avais emmené ce jour-là, et, jouais au rythme de son stéréotype. Je me calmais, me posais. Mes pensées se centraient sur Elodie et son rythme.
    Puis, progressivement, j’ajoutais une mélodie, j’enrichissais sa pulsation d’un rythme, d’un autre son et ensemble, nous créions une musique. Son stéréotype cessait, Elodie s’exprimait. Elle rayonnait, me regardait, nous nous regardions.

    Elle criait ou exprimait des suites de sons « incompréhensibles ». J’entendais des notes et des rythmes. Je reprenais les notes qu’elle criait sur mon instrument ou avec ma voix, en boucle. Puis, je rajoutais d’autres notes. Une mélodie était née. Sur une ou deux séances, nous avions créé des nouvelles variations sur cette mélodie: danse, chant, violon, bercement, massage etc…

    Elodie aimait être massée. Je la prenais dans les bras. Peut-être bougeait-elle ses doigts de façon automatique ? Je reprenais ce rythme pour lui masser les pieds. Des fois, elle s’endormait. d’autres fois, elle se relevait en pleine forme, prête pour un nouveau jeu.

    Nous jouions ensemble sur le métallophone, chacune une mailloche dans la main.
    Nous inventions des rythmes sur les percussions.
    Elle faisait un jeu, j’accompagnais chacun de ses mouvements par un son particulier. Elle faisait le lien entre ses mouvements et ce que je jouais, elle s’en amusait.

    Un jour, j’avais oublié de prendre mes instruments de musique … normal pour une musicienne !!!!!
    Alors que nous sautions sur le trampoline, Elodie chuchotait « AAAIIIOOOEEE ».
    J’avais repris cette suite de lettre, avec son rythme. J’avais alors créé une mélodie: une note par voyelle. Puis, nous l’avons repise durant le reste de la séance, tout en sautant sur le trampoline. Elodie était ravie, elle éclatait de rire. Je rigolais avec elle.
    J’avais essayé d’introduire la voyelle U. Mais, elle avait commencé à se taper et crier.
    Il était intéressant de noter que le matin même, elle avait travaillé les voyelles lors de sa séance d’orthophonie. C’était une autre façon d’aborder les voyelles.

    Les ressentis de mon corps

    Je tiens à écrire sur l’importance de mon ressenti, de mon corps dans les moments vécus avec Elodie. Je me suis rendue compte, petit à petit, de la pertinence de mon ressenti, des messages que mon corps m’envoyait.

    En effet, j’ai constaté que lorsque j’étais pleinement avec Elodie (cf le moment présent ci-dessous),  mon corps me guidait dans ce que j’avais à faire. Il y avait comme un lien entre mon corps et Elodie.

    Selon ce que je jouais, je pouvais ressentir un bien-être, un frisson qui me traversait, une énergie qui me nourrissait ou au contraire un mal-être. Cela pouvait prendre la forme d’une douleur plus ou moins diffuse dans mon corps. Ou cela ressemblait à une sensation de « fausse note »: la description la plus proche serait la même sensation lorsque l’on entend une fausse note dans une musique.

    Si je jouais malgré la sensation de mal-être, Elodie se mettait à crier, à se taper. Je n’avais alors plus d’autre choix que de passer à autre chose.
    Lorsque je jouais ce qui me faisait du bien, Elodie s’enthousiasmait, et, nous entrions dans un beau moment de création en commun.

    Je ne connais ni le pourquoi, ni le comment ! Je sais juste que cela était !

    Le moment présent

    Bien souvent, nous ne vivons pas pleinement le moment présent ! Par exemple, je marche en pensant aux courses qu’il me faut faire. Une personne me parle et je pense à mon travail. Chacun d’entre nous a plein d’exemple à donner !!!

    Avec Elodie, il n’est pas évident de ne pas vivre le moment présent !
    Lorsque je prenais un instrument, jouais tout en pensant à autre chose, le résultat était très simple: Elodie entrait en crise plus ou moins grande ou stéréotypait.
    C’était incroyable !
    Lorsque j’étais pleinement avec elle, lorsque « ma tête pensait ce que je jouais », ou lorsque « ma voix et mon corps jouait ce qu’il y avait dans ma tête », j’étais en lien avec Elodie !

    De même, Elodie vit pleinement le moment présent.
    Quand elle est en colère, elle est en colère ! Quand elle rit, elle rit ! Quand elle stéréotype, elle stéréotype ! Elle passe d’ailleurs très rapidement d’une émotion à l’autre, d’une occupation à l’autre. Et, je ressens qu’elle le fait toujours pleinement !
    De même, quand elle danse, elle danse, et ne fait rien d’autre, elle le fait à fond, avec toutes ses émotions, tout son corps, toutes les cellules de son corps, j’ai envie de dire !!! C’est très enrichissant pour moi de la voir, et de vivre ses moments !

    Elodie m’apprenait à vivre le moment présent !
    Elle m’apprenait aussi à accepter les émotions, à les vivre, puis à les laisser passer,
    pour passer à autre chose !
    Elle m’apprenait à être dans la joie, à vivre la joie et le rire.

     

  • « Léon », un livre de Jérémy Bigot

    Nous remercions Jérémy Bigot, adhérent de la région de Poitiers, de mettre gratuitement  à disposition des adhérents du Pirem, son livre « Léon » .

    Jérémy Bigot est infirmier, musicien et musicothérapeute.

    « Dans le travail basé sur la relation auprès de personnes âgées, Léon fut le partenaire idéal pour instaurer la communication. Léon est un petit accordéon diatonique. C’est un instrument qui invite à l’expression. Il fut le support de mots, de chansons, de vocalises… un passeur de sonorités, de souvenirs retrouvés. Dans le partage des histoires, dans ces accompagnements, Léon fut l’intervenant indispensable, le témoin de mes souvenirs et le lien de quelques prénoms à découvrir »

    Toute reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

    pour ouvrir le pdf dans un nouvel onglet, c’est ici !

  • « De la vie jusqu’au dernier souffle » Émilie Tromeur

    La place du musicothérapeute dans l’accompagnement en soins palliatifs de la personne âgée atteinte de démence de type Alzheimer

    Émilie Tromeur, issue d’une formation classique de saxophoniste et d’une formation d’animatrice spécialisée dans le handicap, formée à la musicothérapie (Université Paul Valéry de Montpellier) a créé l’association « L’Ame Uzik » au sein de laquelle elle intervient. Ayant obtenu un master d’Art-thérapie (Sorbonne Paris-Cité) elle intervient dans plusieurs établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et d’une unité spécifique Alzheimer.

    La prise en charge en fin de vie peut s’avérer très difficile car elle est chargée de toutes sortes d’émotions. En institution gériatrique, le maître-mot est souvent celui de « non-acharnement ». Il sous entend un accompagnement majoritairement non médicamenteux et ayant pour objets principaux la gestion de la douleur et de l’anxiété. Chaque membre du personnel des institutions joue un rôle dans les derniers jours de la vie des malades. La musicothérapie étant une médiation thérapeutique non médicamenteuse prend tout son sens dans ce genre d’accompagnement.

    Dans cet ouvrage Émilie Tromeur décrit avec précision les termes (démence de type Alzheimer, soins palliatifs, douleur, anxiété, etc.) décrit trois études de cas et présente les possibilités d’intervention à partir de techniques de musicothérapie.

    Sommaire :

    • Ière PARTIE
    • Remerciements
    • Introduction
    • CHAPITRE 1. Démence de type Alzheimer, Soins palliatifs et Musicothérapie
    • 1.1 La démence de type Alzheimer
    • 1.2 Les soins palliatifs
    • 1.3 La musicothérapie
    • CHAPITRE 2. La musicothérapie appliquée en structures gériatriques
    • 2.1 Qu’est-ce qu’un EHPAD ?
    • 2.2 La mise en place de la musicothérapie
    • 2.3 La place du musicothérapeute
    • 2.4 Les fonctions du musicothérapeute
    • 2.5 La musicothérapie au service de soins palliatifs
    • CHAPITRE 3. De la théorie à la clinique, Trois études de cas
    • 3.4 Les limites des prises en charge en musicothérapie
    • CHAPITRE 4. Réflexions éthiques et déontologiques
    • 4.1 Les patients
    • 4.2 Les familles
    • 4.3 L’équipe soignante
    • 4.4 L’institution, Conclusion, Bibliographie
    • 2ème PARTIE
    • CHAPITRE 1. Les deux plans Alzheimer, Plan maladie d’Alzheimer et maladies apparentées 2004-2007, Plan « Alzheimer et maladies apparentées » 2008-2012, Le plan Alzheimer 2008-2012 a été prolongé jusqu’en 2015
    • CHAPITRE 2. Tableau récapitulatif des signes cliniques des trois stades de la démence de type Alzheimer,
    • CHAPITRE 3. Les soins palliatifs dans le monde
    • CHAPITRE 4. Quelques textes, Circulaire du 26 août 1986, Charte du patient hospitalisé, Charte des droits et libertés de la personne âgée, Guide des bonnes pratiques, Loi Leonetti, Programme Soins Palliatifs : 2008-2012, Quelques conseils dans la relation, Recommandation ANESM (Fin de vie), Recommandation ANESM (Bientraitance), Recommandation ANESM (Questionnement éthique), Échelles d’évaluation de la douleur chez la personne âgée, Schéma des règles à respecter, Les rites religieux
    • CHAPITRE 5. Le bilan psychomusical.
    • CHAPITRE 6. À propos de musicothérapie, Exemples de directions de travail en musicothérapie active, Exemples de techniques de musicothérapie réceptive, La bande en U, Instrumentarium
    • Index thématique
    • Index des noms.

    162 pages, 15×21, 16€

    ISBN: 978-2-906274-96-9

    Non Verbal/A.M.Bx

  • [insolite] Musique et médicament au Japon

    musicothérapie Japonaise originale
    Symphonie de Brahms contre la constipation !

    L’Orchestre philharmonique du Japon vient de remporter le prix spécial du Festival International de la Créativité, pour sa thérapie médicamenteuse musicale.

    Cœur brisé ? appétit en berne ? constipation ? Oubliez les médicaments traditionnels ! Voici la pillule harmonique japonaise !

    Préoccupé par la désaffection des salles de concert par le public, l’Orchestre philharmonique du Japon a inventé un nouveau concept : les prescriptions de «produits pharmaceutiques musicaux». En s’appuyant sur les dernières recherches qui montrent l’efficacité de la musique classique sur le cerveau, les japonais ont mis au point toute une gamme de médicaments contenant des cartes micro-SD avec des symphonies sélectionnées, censées vous apporter un bien-être en fonction de vos symptômes !

    Une chose est sure, l’orchestre n’a pas peur de sortir des sentiers battus avec leur concept original. De Mozart (petite musique de nuit) pour le soin prénatal à Mahler (Symphonie n ° 10) pour améliorer le sommeil, il y a une symphonie pour chaque symptôme. Malgré tout difficile de comprendre pourquoi le mouvement d’ouverture de la Première Symphonie de Brahms est prescrite comme un remède contre la constipation !

    « Beaucoup de gens n’ont plus aucun lien avec la musique classique. Notre principale motivation était la recherche d’une nouvelle idée qui peut faire prendre conscience aux gens pourquoi la musique classique doit exister. » confie l’orchestre.
    Source anglaise:
    http://www.limelightmagazine.com.au/Article/347585,japan-pill-harmonic-claims-brahms-cures-constipation.aspx

  • Ouest-France / La musicothérapie aide les proches de personnes dépendantes – La Guerche-de-Bretagne

    Dix personnes sont inscrites à l'atelier de musicothérapie, animé par Samuel Carré.

       Un jeudi après-midi, de drôles de sons s’échappent de la salle de conférence de la Maison de santé. Des notes de musique, des rires aussi.

    Dans la salle, ce jour-là, dix personnes sont assises en demi-cercle, les mains sur les genoux. Face à elles ? Samuel Carré, au piano synthétiseur. Il est musicothérapeute et anime un atelier musical destiné aux personnes dites aidantes, qui accompagnent au quotidien un conjoint, un parent ou un voisin même, très dépendant. Certains aidés participent aussi. Son objectif ? « Apporter du bien-être à ces personnes à travers la musique et les sons, leur permettre de se détendre, de s’épanouir pour aussi favoriser l’échange et la communication. »

    Les sons se libèrent

    Tout cela passe par des petits exercices de respiration longue, de concentration sur un son, entrecoupés de musique et de bons mots pour détendre et mettre en confiance. « Ces personnes ont beaucoup de tension dans la vie, il faut donc que cet atelier passe par le sourire, le rire ».

    La séance dure une petite heure environ et démarre toujours par une chanson connue, « pour se mettre dedans gentiment ». « On respire bien, on souffle bien » prévient Samuel, entonnant la chanson.

    Le musicien est venu avec son piano et toutes sortes de petits instruments dans un coffre à ses pieds. Puis, le travail se corse un peu. « Je vous invite, tout en soufflant à émettre un son et de le pousser le plus loin possible. » Au début, ça fait rire puis peu à peu, les sons se libèrent.

    Expérimenté jusqu’en mars

    Dix personnes aidantes sont inscrites à ce programme de musicothérapie, proposé par le Centre communal d’action sociale (CCAS). Il s’agit d’une expérimentation, financée par le conseil général. Elles en sont à leur 4e séance collective sur dix programmées.

    Les personnes aidées bénéficieront également d’une séance individuelle. Le projet se veut aussi intergénérationnel avec la participation de deux élèves de l’IPSSA (Institut privé secondaire supérieur agricole) pour accompagner les personnes dans le minibus du CCAS et servir le goûter à l’issue de la séance. Une aide à domicile ou une responsable du CCAS est toujours présente, sans oublier le chauffeur bénévole du minibus. Simplicité et convivialité sont donc de mise. « On ne voit pas passer l’heure », confie un participant. « On ne pense plus à nos soucis », admet un autre.

    Autour du café et des petits gâteaux, les échanges se poursuivent, chacun savoure ce petit moment hors du quotidien. Comme une vraie bouffée d’oxygène.

    Renseignements : CCAS, tél : 02 99 96 15 08

    Source : Ouest France  Archives du vendredi 04-01-2013