Pôle international de recherche en musicothérapie

Étiquette : communication

  • Kinésithérapie des affections psychiatriques ou kinésithérapie à option relationnelles / Bednarski Maria

    Photo de Matthias Zomer – Pexels.com

    C’est une approche , une sensibilisation, une éducation, une analyse du corps de l’autre, par des moyens passifs ou dynamiques, verbaux ou non verbaux.

    Les techniques envisagées permettent de mettra en évidence l’aspect relationnel psycho-corporel de la prise en charge.

    Il ne s’agit pas de stimuler ou de détruire, mais bien de réorienter la fonction du désir.

    Il est important de rendre à la personne une mémoire bienheureuse hors de l’oubli.

    C’est dire le fonctionnement dynamique du kinésithérapeute à la fois pédagogue et thérapeute, toujours empreint d’humilité et de discernement.

    Le kinésithérapeute essaye d’aborder , dans les faisceaux de la communication humaine, le corps désinvesti, souffrant, morcelé.

    Le corps du patient exprime toute forme de souffrance liée à la pathologie.

    Toute émotion dissimulée appariât dans les micro-expressions du corps.

    Dans le champs d’action de la kinésithérapie , le plus important est :

    – une relation de confiance

    – un climat positif pendant le traitement

    – toute souffrance comme toute épreuve qui vit le patient peut nous éduquer

    – sentir ce qui est bon pour le patient

    – s’adapter régulièrement aux besoins du patient

    Dans le traitement , le kinésithérapeute doit savoir que le corps du malade peut « dire » ce que l’esprit « pense » mais aussi que le corps peut ne pas exprimer ce que l’esprit pense et que la parole peut être un contre-sens du corps.

    Les techniques :

    • traditionnelles (mobilisations passive, gymnastique individuelle
    • les massages (dialogue mains-corps, peau à peau). L’établissement d’une relation par le massage prend le sens de l’établissement d’un dialogue, d’une communication non verbale.
    • les enveloppements humides (packs) qui devient avant tout une possibilité d’écoute de la parole et du silence du patient.
    • Dans le cadre de certaines séances de détente ou d’expressivité corporelle , la musique peut jouer un rôle inducteur à certains états psycho-corporels. L’impact psycho-physiologique favorise l’hypotonie
    • la danse comporte une part de mime et de rythme en musique, la technique de toute danse consiste en effet en la reproduction d’un ensemble musical en un langage corporel.
    • Les techniques de détente et de relaxation , accompagnées ou non de passages musicaux, de placements de la colonne lombaire, de mobilisation de la cage thoracique , envisagent le sensibilisation de l’individu soit à une prise de conscience respiratoire , soit à un travail de l’image corporelle soit à une redécouverte du schéma corporel.

    Tout acte moteur, tout geste, est chargé d’affects, de symbolisme.
    Dans ce sens, tout acte peut être représentatif d’un contenu relationnel.

  • Parution de la revue MUSIQUE – THÉRAPIE – COMMUNICATION n°59 – Juin 2016

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    REVUE DE MUSICOTHÉRAPIE
    N° 59 – JUIN 2016

    Ce numéro 59 débute par l’article « Les percussions polyrythmiques : des médiateurs pour l’accompagnement des personnes victimes d’un traumatisme crânien » de Kamel Hamza.

    Nous avons là un texte clair dans lequel l’auteur parle de jeu, de verbalisation d’affections cognitives, sociales et psychiques… autant de termes sur lesquels nous insistons en cours de formation.

    Dans l’absolu, parler de musicothérapie à un professionnel de la musique c’est d’une certaine façon lui faire violence ! En effet, il s’agit de dévier de son objectif la création musicale. Ceci n’empêche pas qu’il y ait des musiciens professionnels, des professeurs d’éducation musicale qui pratiquent aussi la musicothérapie.

    Marie-Laure Franc avec « Les caractères des tonalités et leur incidence sur le ressenti émotionnel » rassure d’une certaine façon (et se rassure peut-être ?) ceux qui craindraient que le musicothérapeute détruise l’art musical.

    Lauriane Ditaranto avec « Musicothérapie et troubles des fonctions cognitives » décrit des applications de la musicothérapie dans plusieurs services et notamment dans le cadre de la Maison des 4 (colocation expérimentale).

    Dans le Quotidien du Médecin du jeudi 14 avril 2016 on pouvait trouver un article, sous le bandeau « La marche du progrès », intitulé « Théâtre, rire, musique… Alzheimer des ateliers pour stimuler les patients ». Dans ce texte, un paragraphe : « Stimulation non-verbale, place de la musicothérapie » … article fort intéressant avec de jolies planches en couleur, montrant que les deux hémisphères cérébraux étaient largement impliqués dans la mémoire de la musique. Bien entendu, on ne peut qu’être satisfait de constater que ce que nous tentons de développer depuis fort longtemps soit bien exposé, expliqué et conseillé.

    Toutefois, je me suis tout de même posé la question de savoir s’il était nécessaire d’attendre d’être atteint de la maladie d’Alzheimer pour qu’on juge au moins utile de favoriser justement l’épanouissement de nos fonctions. Je voudrais que l’on réfléchisse un peu à ce que pourrait apporter l’éveil musical (je ne dis pas éducation musicale, qui est autre chose et que je ne condamne pas, loin de là !) étant absolument persuadé que s’il y avait cet éveil depuis la petite section de maternelle jusqu’à l’entrée en sixième, il y aurait très certainement moins d’échecs scolaires, tant sur le plan des acquisitions que sur le plan de la socialisation. Il se trouve qu’actuellement certains collèges mettent en place des actions, à partir de cet éveil, afin de venir en aide aux élèves en difficulté.

    Lorsque nous travaillons en application de musicothérapie que ce soit avec des enfants, des adolescents ou des personnes âgées, nous sommes aussi à l’écoute des phénomènes sociaux qui nous entourent. Il se trouve que certaines actions (mouvements sociaux par exemple) sont ressenties comme plus ou moins violentes et, pour certaines personnes, soit à travers le souvenir, soit à travers des propos entendus le rappel d’autres événements surgit. Mai 68 est revenu dans certains cas avec, bien entendu des chansons et l’une d’elles était du chanteur Évariste ! (Il y avait… entre autres choses… à calculer le clair de lune connaissant le clair de l’autre !). Moins connu qu’Antoine, ce scientifique a sorti quelques chansons provocatrices mais très vite s’est consacré à son métier de physicien. Le plus amusant de l’histoire est que ce scientifique a développé une théorie montrant « qu’à chaque acide aminé composant une protéine est associée une onde d’échelle qui peut être transcrite en note de musique », il a donné un nom à ceci : les protéodies. Rassurons-nous tout de suite il n’a jamais été question de musicothérapie ! Ayant eu la curiosité de me documenter… j’ai appris qu’on avait utilisé cette technique en viticulture ! Étant dans une région viticole où j’ai coutume de marcher écoutant les bruits de la nature, je suis allé enquêter dans un domaine appellation Margaux où mon ami Mohammed s’occupe d’une parcelle. Je lui ai demandé s’il pensait que le merlot poussait plus vite que le cabernet ou inversement en fonction de nos intonations … il a souri et poursuivi son travail.

    G.D.

     

    SOMMAIRE

    Éditorial p. 2

    Les percussions polyrythmiques :
    des médiateurs pour l’accompagnement des personnes victimes d’un traumatisme crânien
    Kamel Hamza p. 5

    Les caractères des tonalités et leur incidence
    sur le ressenti émotionnel
    Marie-Laure Franc p. 18

    Musicothérapie et troubles des fonctions cognitives
    Lauriane Ditaranto p. 38

    la revue est au prix de 5 euros
    pour vous la procurer cliquez ici

  • Les rythmes et les mélodies d’Elodie, enfant autiste / Keller Catherine

    Pendant 10 mois, Elodie, enfant autiste de 9 ans, et moi avons joué ensemble, avec les rythmes et les sons des instruments de musique, ainsi qu’avec notre voix.

    Je vais retracer quelques moments forts que nous avons vécus ensemble.

    Découverte

    La première séance a été une séance découverte … surtout pour moi ! En effet, j’avais déjà été avec des enfants, ou des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, mais n’avais jamais fait de musique avec une enfant autiste. Je cherchais ainsi à communiquer avec elle, par l’intermédiaire des instruments: je jouais différents rythmes, avec différents instruments. Alors que je m’attendais avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle joue avec moi, ou danse, ou réponde à sa manière, à chaque fois sa réaction était simple: rejet des instruments et stéréotype !

    Etonnée et déçue de cette première séance, je suis repartie avec la question et la motivation d’y trouver une réponse : comment faire pour entrer en contact avec Elodie tout en musique ?

    La musique d’Elodie

    J’ai vite compris, que je m’étais trompée de direction. Ce n’est pas en  imposant ma musique, mes rythmes que je vais pouvoir communiquer avec elle.

    C’est en allant dans son monde, dans ses rythmes que je vais pouvoir entendre sa musique, jouer sa musique et entrer dans une réelle communication avec elle.

    Le sens de tout cela: pourquoi communiquer avec Elodie ?!

    Avant de poursuivre sur nos expériences vécues, j’ai envie de revenir sur un point qui me semble très important. A savoir: l’objectif des séances. Basée sur la méthode des 3i, l’objectif était d’être avec l’enfant, jouer avec lui, le stimuler et rechercher son regard pour lui permettre de s’éveiller, de sortir de sa bulle. Lui permettre également de ne plus être dans l’angoisse, de ne plus subir les stéréotypes. Pour qu’à long terme, il puisse communiquer, entrer en relation avec les autres, devenir autonome. Et acquérir par la suite les connaissances et compétences nécessaires pour aller à l’école et travailler.

    J’ai remarqué que sa musique était très belle, sa voix magnifique. Quand elle jouait ou chantait ce qui venait du fond d’elle-même, elle rayonnait, était dans la joie, son regard était vivant et présent. C’était des moments très forts. Des moments d’une grande simplicité, de joie et de bien-être. Moments qui me nourrissaient. Je repartais de chez elle, chargée d’énergie et remplie d’amour. Amour que je pouvais alors transmettre à mes enfants ou aux personnes que je rencontrais.

    Par la musique et le chant, Elodie s’exprimait, exprimait ce qui était en elle,
    la richesse, la beauté et l’amour qui était en elle.

    C’est pourquoi, au fur et à mesure des moments que nous passions ensemble, je n’avais plus forcément d’objectif précis. Si ce n’est celui-ci:

    Juste l’envie d’être avec elle.
    Juste l’envie d’être.

    Des moments de doute

    Un jour, j’ai eu envie de faire découvrir à Elodie des musiques que j’aimais beaucoup, qui donnent  envie de danser. En effet, la fois précédente, Elodie avait danser toute la séance alors que je jouais des percussions. Je jouais, elle dansait. Plus elle dansait, plus elle m’entrainait à jouer etc… C’était un magnifique moment. C’est pourquoi, je voulais revivre la même chose, avec d’autres musiques !

    Cela n’a pas du tout été pareil ! A l’écoute des musiques, elle se mettait à crier en se bouchant les oreilles. Je changeais de musique, voulais danser avec elle. Mais elle ne le souhaitait pas. Elle stéréotypait. Pleurait. Criait. Je n’arrivais pas à entrer en contact avec elle. J’étais désemparée, ne savais pas quoi faire.

    Son papa est alors venu. Nous avions longuement discuté. Et surtout, je le voyais agir avec Elodie. Comment il coupait ses stéréotypes. Comment il prenait contact avec elle, jouait avec elle. Je lui parlais de mes craintes: n’étais-ce pas lui faire violence de la couper dans ses stéréotypes ? Mettre la musique trop fort ne la dérangeait-elle pas, ne lui faisait-elle pas mal ?

    J’étais très étonné de voir comment elle passait d’une émotion à l’autre. Lorsqu’elle pleurait, il ne s’agissait pas de la plaindre, car, alors, elle y restait, et, je m’engouffrais avec elle dans cette émotion !!! Il était juste important d’avoir un temps pour l’entendre dans l’émotion, y mettre des mots, la prendre dans les bras pour la consoler et continuer par un jeu qui la faisait rire, des chatouilles par exemple. Et, c’était reparti pour un tour de rigolade et de belle énergie.

    A l’écoute d’Elodie

    Quand j’arrivais chez Elodie, je me mettais à son diapason ! Je voyais dans quelle énergie elle était: enthousiaste ou angoissée, fatiguée ou en pleine forme, contrariée ou joyeuse. Son comportement était très parlant. Puis, je m’adaptais à son énergie. Avait-elle envie de bouger ou au contraire d’être prise dans les bras ? Etait-elle dans des moments d’automutilation ou stéréotypait-elle ?

    Il me fallait un temps pour me poser, pour être, entrer en lien avec elle, pour sortir de ma tête les tracas et soucis. Pour cela, je me mettais près d’elle, assise au sol. Je l’observais. Silence.

    Elle stéréotypait. Un rythme dans son stéréotype. C’est régulier. Une pulsation.
    Je prenais l’instrument que j’avais emmené ce jour-là, et, jouais au rythme de son stéréotype. Je me calmais, me posais. Mes pensées se centraient sur Elodie et son rythme.
    Puis, progressivement, j’ajoutais une mélodie, j’enrichissais sa pulsation d’un rythme, d’un autre son et ensemble, nous créions une musique. Son stéréotype cessait, Elodie s’exprimait. Elle rayonnait, me regardait, nous nous regardions.

    Elle criait ou exprimait des suites de sons « incompréhensibles ». J’entendais des notes et des rythmes. Je reprenais les notes qu’elle criait sur mon instrument ou avec ma voix, en boucle. Puis, je rajoutais d’autres notes. Une mélodie était née. Sur une ou deux séances, nous avions créé des nouvelles variations sur cette mélodie: danse, chant, violon, bercement, massage etc…

    Elodie aimait être massée. Je la prenais dans les bras. Peut-être bougeait-elle ses doigts de façon automatique ? Je reprenais ce rythme pour lui masser les pieds. Des fois, elle s’endormait. d’autres fois, elle se relevait en pleine forme, prête pour un nouveau jeu.

    Nous jouions ensemble sur le métallophone, chacune une mailloche dans la main.
    Nous inventions des rythmes sur les percussions.
    Elle faisait un jeu, j’accompagnais chacun de ses mouvements par un son particulier. Elle faisait le lien entre ses mouvements et ce que je jouais, elle s’en amusait.

    Un jour, j’avais oublié de prendre mes instruments de musique … normal pour une musicienne !!!!!
    Alors que nous sautions sur le trampoline, Elodie chuchotait « AAAIIIOOOEEE ».
    J’avais repris cette suite de lettre, avec son rythme. J’avais alors créé une mélodie: une note par voyelle. Puis, nous l’avons repise durant le reste de la séance, tout en sautant sur le trampoline. Elodie était ravie, elle éclatait de rire. Je rigolais avec elle.
    J’avais essayé d’introduire la voyelle U. Mais, elle avait commencé à se taper et crier.
    Il était intéressant de noter que le matin même, elle avait travaillé les voyelles lors de sa séance d’orthophonie. C’était une autre façon d’aborder les voyelles.

    Les ressentis de mon corps

    Je tiens à écrire sur l’importance de mon ressenti, de mon corps dans les moments vécus avec Elodie. Je me suis rendue compte, petit à petit, de la pertinence de mon ressenti, des messages que mon corps m’envoyait.

    En effet, j’ai constaté que lorsque j’étais pleinement avec Elodie (cf le moment présent ci-dessous),  mon corps me guidait dans ce que j’avais à faire. Il y avait comme un lien entre mon corps et Elodie.

    Selon ce que je jouais, je pouvais ressentir un bien-être, un frisson qui me traversait, une énergie qui me nourrissait ou au contraire un mal-être. Cela pouvait prendre la forme d’une douleur plus ou moins diffuse dans mon corps. Ou cela ressemblait à une sensation de « fausse note »: la description la plus proche serait la même sensation lorsque l’on entend une fausse note dans une musique.

    Si je jouais malgré la sensation de mal-être, Elodie se mettait à crier, à se taper. Je n’avais alors plus d’autre choix que de passer à autre chose.
    Lorsque je jouais ce qui me faisait du bien, Elodie s’enthousiasmait, et, nous entrions dans un beau moment de création en commun.

    Je ne connais ni le pourquoi, ni le comment ! Je sais juste que cela était !

    Le moment présent

    Bien souvent, nous ne vivons pas pleinement le moment présent ! Par exemple, je marche en pensant aux courses qu’il me faut faire. Une personne me parle et je pense à mon travail. Chacun d’entre nous a plein d’exemple à donner !!!

    Avec Elodie, il n’est pas évident de ne pas vivre le moment présent !
    Lorsque je prenais un instrument, jouais tout en pensant à autre chose, le résultat était très simple: Elodie entrait en crise plus ou moins grande ou stéréotypait.
    C’était incroyable !
    Lorsque j’étais pleinement avec elle, lorsque « ma tête pensait ce que je jouais », ou lorsque « ma voix et mon corps jouait ce qu’il y avait dans ma tête », j’étais en lien avec Elodie !

    De même, Elodie vit pleinement le moment présent.
    Quand elle est en colère, elle est en colère ! Quand elle rit, elle rit ! Quand elle stéréotype, elle stéréotype ! Elle passe d’ailleurs très rapidement d’une émotion à l’autre, d’une occupation à l’autre. Et, je ressens qu’elle le fait toujours pleinement !
    De même, quand elle danse, elle danse, et ne fait rien d’autre, elle le fait à fond, avec toutes ses émotions, tout son corps, toutes les cellules de son corps, j’ai envie de dire !!! C’est très enrichissant pour moi de la voir, et de vivre ses moments !

    Elodie m’apprenait à vivre le moment présent !
    Elle m’apprenait aussi à accepter les émotions, à les vivre, puis à les laisser passer,
    pour passer à autre chose !
    Elle m’apprenait à être dans la joie, à vivre la joie et le rire.

     

  • Parution du N° 52 de la revue Musique Thérapie Communication

    REVUE DE MUSICOTHÉRAPIE

    N° 52 – DÉCEMBRE 2012

    SOMMAIRE

    Éditorial p. 2

    Équilibre entre agir et laisser-faire

    Dans le cadre de la musicothérapie

    (suite)

    Tugdual Le Guillard p. 5

    Musicothérapie et toxicomanie

    Nicolas Moreau p. 11

    Couverture : « Mémoire du corps »

    sculpture de Jean-Philippe Rosemplatt

    (voir page 10)

    Revue éditée par :

    Atelier de musicothérapie de Bordeaux

    Atelier de musicothérapie de Bourgogne

    Atelier de musicothérapie d’Île de France

    Atelier de musicothérapie de Toulouse

    Centro de investigación musicoterapéutica (Bilbao)

     

    ISSN 0987-311

  • Analogique/digital, métaphore/métonymie.

    Métonymie : quelque chose de linéaire, succession de notes ou succession de sons. C’est aussi un déplacement.

    Métaphore : renvoie à plusieurs couches : toutes les idées et références qui viennent à l’esprit. Métaphoriquement : cela me fait penser à…

    On entend une musique : métonymie analogique, elle se déroule.

    On reçoit cette musique, compte tenu que nous sommes des sujets pensants il y a digitalisation, métaphoriquement ça fait penser à quelque chose.

    De même lorsqu’on pense à une chorégraphie.

    Il est important d’avoir ces deux notions présentes à l’esprit car deux dangers guettent le musicothérapeute… la toute puissance et l’interprétation. Sur ce dernier point, il est évident que nous ne pouvons pas nous passer de penser, donc d’avoir des idées, « je pense que ceci veut dire… », mais il convient de vérifier par la suite que ces suppositions, ces interprétations sont correctes. D’où la nécessité de la répétition, de la succession, une suite.

    Les chercheurs de Palo Alto ont mis en évidence divers types de communications perceptibles à savoir la communication de type analogique et la communication de type digitale (de digit en anglais)

    On peut représenter un objet par un dessin (représentation analogique) ou le nommer (digitalisation). Geste attitudes mimiques intonation : communication analogique.

    Communication digitale : au moyen de mots Seul l’être humain peut utiliser ces deux modes

    La musicothérapie va essentiellement se constituer à partir du registre analogique par sa mise en acte avec pour objectif une digitalisation du message

    Le quadrilatère de Rosolato

    MD : métaphore digitale

    MA : métaphore analogique

    mD : métonymie digitale

    mA : métonymie analogique

    Rappel :

    mA sera la lecture linéaire, descriptive, ce qui est audible, visible.

    mD sera le discours, le codage musical, etc.

    MA sera le domaine des situations, sonores, visuelles, olfactives, tactiles auxquelles renvoie le contexte actuel

    MD sera le domaine des associations, des pensées auxquelles renvoie le contexte actuel

    Le quadrilatère est dans « Éléments de l’interprétation » de Guy Rosolato (Gallimard, NRF, 1985, p. 92)

    Exemple : au cours d’une séance un musicothérapeute a proposé à un enfant sans langage une structure rythmique (marquant ainsi sa présence) en frappant dans ses mains : … … repérage métonymique (vocalement : taptaptap taptaptap). Or la réalité sonore de cette structure rythmique était deux croches noire deux croches noire ; ce qui dans cette forme d’écriture est éminemment digitale (ce qui montre la difficulté pour le MT : la transcription d’une séance). CAD sur le plan gestuel il y avait (dessin des mains frappée) représentation analogique et sur le plan sonore ce que nous avons écrit bien sûr il y avait en MA la mélodie, et en MD sur le pont d’Avignon et aussi une multitude d’association qu’il traduisait plus ou moins dans un déplacement corporel. Tentation grande pour le MT de partir sur le registre de la chanson enfantine, sans vérifier ce qui est réellement perçu par le sujet. L’enfant frappe dans ses mains de façon désordonnée. Le MT abandonna sa structure (culturelle) pour passer dans registre utilisant intensités (fort/doux). L’enfant ne fait que suivre ses productions. Aucun code de communication n’était perceptible. Le quadrilatère permit de repérer que la situation demeurait sur un plan analogique, gestuel (les mains) et sonore. Le MT eut alors idée de ponctuer séquences de frappés par utilisation de la voix. L’enfant eut relation d’écoute et reprit sa production sur autre mode. Amorce d’ouverture de canaux de communication, à vérifier que les deux personnes sont dans registre de communication et non de stimulus réponse.

    Le quadrilatère est un outil pour mieux comprendre la relation :

    En musicothérapie on centre l’approche sur l’analogique pour parvenir à l’’expression langagière.

    La voix : canal de communication extra sur plan analogique (simple son émis ayant trait au sensoriel), sur le plan digital (cohérence d’un discours codé avec des significations conscientes ou non). Sera porteuse d’un langage musical, artistique, codé (mD) éveillera sensations auditives similaires déjà vécues (MA) impliquera des associations de pensées concepts, la plupart du temps inconscientes (MD). (E. Soulier, La voix, un chemin pour rompre l’isolement, Non Verbal/A.M.Bx, 2009)

    Interpréter dans le contexte non verbal : le passage obligé permettant aux individus de donner sens au contenu de leur relation est l’élaboration d’un code de communication (sorte de territoire commun entre eux). Cependant la connaissance du code et l’agilité à le manipuler diffère selon chacun. L’utilisation et les frontières du code sont plus ou moins déterminées par nos connaissances, notre personnalité, notre histoire, notre culture. Dans ces conditions, il est ordinaire que dans le langage verbal surgissent parfois des déboires communicationnels (c.à.d. des intercompréhensions incomplètes voire erronées). Mais par la faculté des individus à discourir sur le code (le métalangage) ces déboires sont plus ou moins rapidement résolus (c’est bien ce que tu veux dire ? le métalangage réanime en quelque sorte l’intercompréhension).

    En situation de musicothérapie, ce fonctionnement métalinguistique ne s’exerce pas a priori. L’évaluation des signes sur lesquels nous nous appuyons pour établir un code de communication reste donc aléatoire. Tout comportement ou attitude a une valeur significative de communication : l’école de Palo Alto a précisé : « on ne peut pas ne pas communiquer ».

    Rosolato a étudié les processus de signification dans le champ des représentations non verbales. Il nomme signifiants de démarcation l’opposé des signifiants linguistiques.

    La communication dans son ensemble est à la fois verbale et non verbale et est plus complexe qu’on ne peut l’imaginer tellement il y a de parties sombres qui restent invisibles, nous échappent et sont très bien perçues par l’autre.

  • À propos du non verbal / Gérard Ducourneau

    Article tiré de la 1ère revue Musique Thérapie Communication  (juin 1987):

    Lorsqu’on frappe deux coups sur une table, ce peut être entendu « pim – pam » par le parolier, « fa-sol » par le musicien, appel par les élèves, ordre par le maître, etc.. .

    La réflexion que je propose ici est à situer non comme définitive mais comme point de départ, un peu comme si la musicothérapie, enfin, accédait au langage.

    II est admis de placer cette activité thérapeutique dans la sphère des disciplines non verbales et j’ai, moi-même, utilisé le terme.

    Verbal, dans l’absolu, c’est « ce qui n’est que de vive voix et non par écrit », mais c’est aussi pour le procès-verbal « le narré par écrit de ce qui s’est passé » et son origine étant verbalis – verbum, on remonte au verbe, dont la première définition est : « parole, ton de voix »…

    Tout en lisant ces lignes avec attention, il n’est pas exclu que vous pensiez à autre chose !

    Si on admet que le langage est l’expression de la pensée, par la parole, il n’est qu’en raison du fait qu’il existe dans la pensée.

    Certes, la parole intérieure est elliptique, c’est-à-dire que la forme phonétique des mots peu tout à fait disparaître mais cela ne peut nous conduire, toutefois, à déclarer que la pensée serait privée de mots ou de signes.

    Rappelons, très brièvement, quelques notions utiles à la compréhension du texte : le signe est composé d’un signifiant et d’un signifié lequel n’est pas à confondre avec le réfèrent. Ce dernier est le contexte auquel renvoie le message, il peut être situationnel (tous les éléments qui appartiennent à l’entourage des locuteurs au moment t) ou textuel (éléments actualisés par le message).

    Le symbole, c’est quelque chose qui représente autre chose qui est en dehors de lui, par exemple la croix représente le christianisme.

    Ce qui est particulier à l’homme, c’est le passage du stade de l’emploi des symboles globaux au système de signes à deux faces et double articulation et ce passage se fait par intégration des timbres affectifs – expressifs, hauteur, intensité, timbre, que certains appellent les effets supra-segmentaux. Les deux articulations de la langue peuvent se résumer ainsi :

    – première articulation avec des signes que les linguistes nomment « monèmes » et d’autres « segments ».
    – deuxième articulation, les unités constitutives du signifiant (phonèmes).

    Si nous pensons à l’enfant sourd, cet enfant ce bébé, comme tous les autres, a faim, a mal au ventre, éprouve joie et tristesse.., La mère prépare le biberon, le change, lui sourit, lui parle. Certes, il n’entend pas mais il établit les liaisons entre les signaux et il intègre les oppositions, clef de voûte de la mise en place du langage.

    L’enfant sourd exprime, émet des sons dont il ressent les vibrations, il sait qu’une certaine production verra le retour de la mère, Bien sûr nous savons que très tôt, dans ce cas, il faudra une aide considérable pour permettre l’évolution normale de la pensée. Mais nous voyons que ce qui se passe avec l’enfant sourd être humain, n’a rien à voir avec ce qu’on étudie avec l’animal qui reste, lui, au stade du signal,

    Le terme « non verbal » est abusivement employé et sans doute vaudrait-il. mieux dire « sans parole ».

    Souvent, lorsqu’on parle du « langage du corps », parfois même sans que les auteurs en soient très conscients, cela renvoie à toute une théorie, peut-être idyllique, sur l’origine du langage, le langage originel.

    Cette théorie postule que le langage aurait été composé exclusivement de noms concrets or, sur ce point, le linguiste Benveniste est très clair et fournit l’exemple suivant, qui a fait l’objet d’une étude de Tzvetan Todorov ; l’explication traditionnelle, dont je passe les détails, fait passer phonétiquement et morphologiquement de « chêne » aux valeurs morales « fidèle »,  »ferme comme un chêne », 1’image du chêne donnerait la représentation de la fidélité. On aurait alors la satisfaction de montrer que le concret précède l’abstrait etc. Or., Benveniste montre que la racine, point de départ, ne signifie chêne qu’en grec, alors que dans les autres langues indo-européennes c’est, tout simplement bois. Il remarque, en outre, que le chêne ne pousse pas sur tous les territoires concernés par ces langues. Pour conclure, il montre que « ce n’est pas le nom ‘primitif’ du chêne qui a créé la notion de solidité, c’est au contraire par l’expression de la solidité qu’on a désigné 1’arbre en général et le chêne en particulier. »

    Restons avec ce chêne car il nous permet de comprendre un des aspects que nous travaillons au cours d’ateliers, de la formation, je veux parler des éléments: eau, feu, terre, …, pierre. Un chêne ! C’est tout à fait abusivement que nous disons que « ça nous parle » mais c’est vrai qu’il est signe ou symbole, ainsi c’est, à l’automne, la possible présence de cèpes dans un bois, c’est, pour les Français, Saint-Louis rendant la justice et pour ceux de ma génération surgit l’image d’Épinal (et aussitôt une multitude de souvenirs), c’est pour les Basques, Gernikako arbola, symbole des libertés, pour d’autres, c’est du bois de chauffage ou l’arbre du pendu.

    Chemin faisant, on se rend compte que ce chêne existe plus par le fait d’en parler qu’en tant que tel, il est plus présent par nos mots que si nous étions dans la forêt. Je ne fais là que reprendre une éblouissante démonstration de Lacan qui, lui, avait carrément introduit un éléphant dans son séminaire !

    Il y a peu de temps je lisais dans un ouvrage une phrase concernant les vieux paysans basques, phrase qui disait : « Les vieux paysans avaient l’habitude de dire que tout ce qui a un nom existe. » Je ne sais pas si réellement c’est propre aux paysans basques, comme on nous le laissait entendre, mais on peut aller plus loin en disant que rien n’existe en dehors du langage. C’est là que je voulais en venir…

    Exprimé ou non à voix haute, il existe et c’est pour cela que je préfère mettre des guillemets à « non verbal ».

    Mais, je voulais aussi en venir là car ça nous engage totalement dans une démarche pratique. Il ne s’agit pas seulement de discourir, en musicothérapie, il y a l’action quotidienne. Certains enfants ou adolescents psychotiques montrent grand intérêt pour l’eau, pour des lieux, des trajets, des éléments… et certaines personnes font cas de ces mouvements, de ces actions (je pense à Fernand Deligny), ils tentent de comprendre ou saisir le signe qui pourrait permettre une aide. Bien sûr si nous pensons l’autre comme complètement vide, notre attitude sera différente de celle que nous pourrons avoir si nous lui prêtons la possibilité de penser.

    L’enfant touche l’eau, bien entendu cela peut être un stade instinctuel, ce peut être aussi la sensation: humide, donc déjà opposé à sec ou agréable par rapport à désagréable, c’est-à-dire le début des oppositions.

    Ici se joue toute la démarche, toute la philosophie de la thérapie et qui donnera deux écoles totalement opposées : celle du comportement… et son mépris de l’être et celle de la relation… avec le respect de l’autre.

    Lorsque nous travaillons sans parole, sur le plan corporel, nous avons toujours à veiller à ne pas interpréter… interpréter quoi, au fait ? Ainsi, si j’écarte les bras… qu’est-ce que cela veut dire ? Vais-je embrasser ? enserrer ? étouffer ? m’étirer ? j’ai chaud ? mal au dos ? je tire ma manche ? Tant que nous n’aurons pas établi notre code symbolique par lequel nous nous situerons que pouvons-nous dire ?

    En musicothérapie il faut, comme dans d’autres domaines, se méfier de la confusion de registre et, en premier lieu il faut se garder d’interpréter brutalement car on coupe ainsi tout ce qui pourrait surgir par la suite,

    Rolando Benenzon, dans son manuel relate l’histoire d’une femme qui avait une crise à l’écoute de sons de cloches. La psychothérapie, venant alors prendre le relais de la musicothérapie, permit de dégager que tout ceci était lié à une expérience homosexuelle avec un professeur de piano, alors qu’elle était jeune. Il ne s’agit pas de croire que l’affaire est terminée… car il s’agit là d’une reconstruction imaginaire de la chose, mais on note bien la complémentarité des deux disciplines dans cet exemple.

    Guy Rosolato, psychanalyste, dont une partie des travaux porte sur l’Art, l’émotion artistique, s’est préoccupé de ce qu’il nomme le signifiant de démarcation dont on trouve une explication p.116 des « Actes du 2ème congrès mondial de l’enfant isolé » :

     » Lorsque nous voyons une image, nous distinguons une forme qui peut être comprise ou non. En elle-même, cette forme existe et c’est un signifiant de démarcation. « 

    Guy Rosolato a développé le sujet dans l’ouvrage cité en fin d’article, il est impossible de le résumer ici mais il rejoint bien de nos préoccupations en musicothérapie où la musique et le geste ont une grande place.

    Les images ou les phrases musicales sont donc des signes avec un signifiant de démarcation (autre que linguistique) et un signifié qui, alors, renvoie au réfèrent ou à un signifiant linguistique, si on possède le langage. Ces signifiants de démarcation sont issus des séries d’oppositions fondatrices du langage : présence / absence, plaisir / déplaisir etc. De plus il est bien clair que si les signes créent une communauté, ils excluent ceux qui ne les comprennent pas, ce qui sous-tend l’idée de l’ordre symbolique.

    N’oublions pas, encore, que l’enfant perçoit le langage verbal et les signes de son entourage bien avant de parler, des signifiants de l’ordre du symbolique apparaissent avant même l’articulation du langage et Lacan dans une de ses phrases clés dont il a le secret dit : « c’est du reste parce qu’on a ce matériel signifiant qu’en pourra signifier quelque chose. »

    Voici, peut-être un peu rapidement exposées les raisons pour lesquelles nous préconisons d’utiliser les guillemets lorsque nous employons le terme « non verbal », afin qu’il y ait mise en éveil, provocation d’une réflexion.

    II me semble qu’il est temps de poser le problème musicothérapie en ces termes car trop de mirages s’offrent à la vue, mirages qui, sous des aspects plus ou moins thérapeutiques n’ont d’autre finalité que la négation de l’homme au profit de totalitarismes.

    Est-ce à dire que nous en avons terminé ? Certes non ! Et le premier numéro de cette revue est bien le témoignage, la trace de notre souci de clarté, de recherche et d’information.

    Références bibliographiques :

    Guy Rosolato, Éléments de l’interprétation, Gallimard. 1985.
    Tzvetan Todorov, Théories du symbole, Points Seuil. 1985.

  • Les autres numéros de la revue MTC

    MUSIQUE – THÉRAPIE – COMMUNICATION

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    N° 33 – Juin 2003 (épuisé)

    Musique dans les services d’oncologie et d’hématologie pédiatriques, Jean-Marie Gorgy.

    Ici maintenant, Patricia Pasquiou.

     

    N° 34 – Décembre 2003

    Tentatives, Viviane Mazurier.

    Musicothérapie chez des patients atteints de sclérose en plaques, Karol Kotreba.

     

    N° 35-Juin 2004

    Tentatives (suite), Viviane Mazurier.

    L’apprenti musicothérapeute au pays des enfants autistes, Christian Hayet.

    Poème de Julie.

     

    N° 36 – Décembre 2004

    L’apprenti musicothérapeute au pays des enfants autistes (suite), Christian Hayet.

    L’écoute, le souffle, le son, la vibration, la pulsation, la création, Joy Liengaard.

     

    N° 37-Juin 2005

    Un désir en souffrance, Florence Briolais.

    Mise enjeu du registre corporel en musicothérapie, Roland Vallée.

    L’écoute, le souffle, le son, la vibration, la pulsation, la création (suite), Joy Liengaard.

     

    N° 38 – Décembre 2005

    L’écoute, le souffle, le son, la vibration, la pulsation, la création (fin), Joy Liengaard.

    Quand la musique s’en mêle, Estelle Loridan.

    Musique ma famille (poème), Marie-Jeanne Mougin-Madourg.

     

    N° 39 – Juin 2006

    Quand la musique s’en mêle (suite), Estelle Loridan.

    Musique et développement personnel, José Luis Rizzo.

    La mémoire du corps, Roland Vallée.

     

  • CD Rom Musique-Thérapie-Communication / 24 numéros

    MUSIQUE – THÉRAPIE – COMMUNICATION

    Rassemble les 24 premiers numéros de M-T-C

    Pour vous procurer le CD-ROM, cliquez ici

    Ce CD-ROM rassemble les sommaires, les auteurs, les articles, les dessins, les poèmes, des 24 premiers numéros de MUSIQUE – THÉRAPIE – COMMUNICATION sans oublier les musiques et les sons. (Juin 1987 à décembre 1998)

    ISBN 2-906-274-55-0  Prix 16 €

    Liste du contenu 

    N° 1 – Juin 1987 (version papier épuisée)

    disponible gratuitement sur ce site

    À propos du « non verbal », Gérard Ducourneau.

    L’espace, Roland Vallée.

    Indications  et  contre-indications  des  cures  soniques, Bernard Auriol.

    Son-Être humain, un regard nouveau sur la théorie de la communication, Patxi Del Campo.

    Schizophrénie et musicothérapie, Charles-Henri Hoareau.

    Du son…à la communication, Gérard Abraham, Marguerite Dompmartin.

    Tempo spontané et schizophrénie, Yasuji Murai.

     

    N° 2 – Décembre 1987 (version papier épuisée)

    La bio-musique, aperçu historique, Aittor Loroño.

    À l’île du silence, rencontre avec petit François, Georgius Gruchet.

    Plaintes et seuils, Bernard Auriol.

    En revenant du congrès, Elmire Baribaud.

    Musicothérapie, définitions, Gérard Ducourneau.

     

    N° 3 – Juin 1988 (version papier épuisée)

    Approche du problème thérapeutique, Rolando Benenzon.

    Le niveau sonore dans l’utilisation des appareils électroacoustiques, André Moulinier.

    Poly-sons dans le champ psychiatrique, Jean-Bernard Couzinet. Après les journées d’études de l’association freudienne, Jean-Philippe Brun.

    Quelques concepts fondamentaux utiles à la compréhension du comportement rythmique, Imanol Tazon Dominguez.

    La défonce musicale. Un atelier de musique dans un centre de postcure pour toxicomanes, Pierre Antoine.

     

    N° 4 – Décembre 1988 (version papier épuisée)

    Timbre et hauteur, Bernard Auriol.

    Musicothérapie, définitions (2ème partie), Gérard Ducourneau.

    La musique soigne-t-elle ? Aittor Loroño.

    Profil d’une séance, un cas d’instabilité psychomotrice, Aurora Cossio.

    L’évaluation neuro-sonore-musicale et l’intervention en musicothérapie auprès de l’aphasique, Gabriela Wagner.

     

    N° 5 – Juin 1989 (version papier épuisée)

    Musicothérapie à la prison, Graciela Zermoglio.

    Musicothérapie, passage à vivre, Roland Vallée.

    Le geste qui joue, Marie-Dominique Saint-Martin.

    Principe d’une évaluation dans le cadre de l’aphasie infantile, Liliana d’Asero, Silvia Rubio-Bruno,

    La voix en musicothérapie, Gérard Ducourneau.

    Objet intégrateur, objet intermédiaire, une approche, Nicole Dabin.

     

    N° 6 – Décembre 1989 (version papier épuisée)

    Objet intégrateur, objet intermédiaire, une approche (2ème partie), Nicole Dabin.

    Quand un musicothérapeute rencontre un musicothérapeute, Klaus Muviac.

    16 séances avec Marie-Carmen, Merche Becerra Gordo.

    Généralité sur l’éveil sensoriel, Paco Palacios.

    Bordeaux, salon des musiques, Florence Briolais.

    Les petites phrases du congrès, Florence Briolais.

    Interview de Rolando Benenzon, Violeta H. de Gainza.

     

    N° 7 – Juin 1990 (version papier épuisée)

    Interview de Rolando Benenzon (suite), Violeta H. de Gainza.

    Ouverture du colloque : le son au subjectif présent, Bernard Auriol.

    Son, paroles et plans de l’Être, Françoise Joffrin.

    L’enfant son, Jean Alexis.

    Objet intégrateur, objet intermédiaire, une approche (fin), Nicole Dabin.

     

    N° 8 – Décembre 1990 (version papier épuisée)

    Le champ de l’acoustico-thérapie, David Feldman.

    Le silence écrin des sons, Patrice Eon-Gerhardt.

    Il était une voix, Yamina Guelouet.

    Musicothérapie dans le syndrome cérébral organique sévère, Nora Liporace, Alejandro Lupi.

    Histoire naturelle des plaintes engendrées par le bruit, P. Scalla.

    Traitement de la plainte subjective au bruit par la relaxation psychosomatique, Frédérique Bosse.

    L’orgue, générateur de sons subjectifs, Bernard Thourel.

    Sons illusoires et illusions sonores, Clarisse Baruch.

     

    N° 9 – Juin 1991 (version papier épuisée)

    Musicothérapie, ouverture de l’espace thérapeutique, Roland Vallée.

    La txalaparta, les deux sons du cœur, Josu Goiri.

    Le jour où le racisme dominera, poème, Gérard Valls.

    Musicothérapie institutionnelle, une nouvelle perspective, Muriel de Montmollin.

    À propos de l’application de la musicothérapie auprès de cancéreux en phase terminale, Liliana d’Asero, Maria Rosa Alfonsin de Surmani.

     

    N° 10 — Décembre 1991 (version papier épuisée)

    Apport de la musicothérapie lors d’une intervention chirurgicale, Michel et Irène, parents, Florence Briolais, musicothérapeute.

    À propos de l’application de la musicothérapie auprès de cancéreux en phase terminale (2ème partie), Liliana d’Asero, Maria Rosa Alfonsïn de Surmani.

    La communication non-verbale, synthèse, Renzo Arturo Bianconi.

    Le souffle et le mouvement, la voix et la parole, Wilhelm Porzelt.

    Premières expériences liées à la musicothérapie, Marta Fiol Dîaz.

     

    N° 11 – Juin 1992 (version papier épuisée)

    Premières expériences liées à la musicothérapie (suite), Marta Fiol Diaz.

    De Popper à Coltrane, la construction d’objets en musicothérapie, Gustave Rodriguez.

    La musicothérapie dans le cadre de la spécialisation musicale à destination des professeurs d’école, Aittor Loroño.

    Les transformations humaines, José Antonio Franch D.

    Préjugés, poème, Gérard Valls.

     

    N° 12 – Décembre 1992 (version papier épuisée)

    De l’émotion sonore à l’association verbale, Roland Vallée.

    Premières expériences liées à la musicothérapie (fin), Marta Fiol Dîaz.

    J’ai mis la musique, poème, Gérard Valls.

    Économie de la respiration dans l’utilisation de la voix, Wilhelm Porzelt.

     

    N° 13 – Juin 1993 (version papier épuisée)

    Économie de la respiration dans l’utilisation de la voix, Wilhelm Porzelt.

    Considérations sur la définition de  la musicothérapie et du musicothérapeute, Rolando Benenzon.

    Techniques relationnelles au sein du milieu familial de l’hypoacousique, Isabel Lunansky.

    Approche de la musicothérapie dans une institution de soins, Monique Meneghin.

    Silence, poème, Gérard Valls.

    Musicothérapie, contexte non verbal, écoute et communication, Maria Uriarte.

     

    N° 14 – Décembre 1993 (version papier épuisée)

    Musicothérapie, contexte non verbal, écoute et communication (suite), Maria Uriarte.

    Femmes d’Afrique, poème, Gérard Valls.

    L’instrument sonore/musical et la musicothérapie, une classification des instruments, Rolando Benenzon.

    Expression et impression dans la musique baroque, José Luis Palacios Garoz.

    Hommage à Pierre Josserand, Bernard Auriol.

    Application de la musicothérapie au sein d’un enseignement musical auprès de déficients mentaux, Gloria Sanz Abia.

     

    N° 15 -Juin 1994 (version papier épuisée)

    Application de la musicothérapie au sein d’un enseignement musical auprès de déficients mentaux (suite), Gloria Sanz Abia.

    Le bruit et la santé mentale, Bernard Auriol.

    À chacun son chemin, poème, Michel Gendarme.

    Dé-signer la musicothérapie, Patricia Pellizari.

     

    N° 16 – Décembre 1994 (version papier épuisée)

    Un atelier avec de jeunes adultes traumatisés crâniens, Michel Gendarme.

    Les tambours qui soignent, Angel Lafuente Laarbi.

    Décibels, Jacques Steimetz.

    Notes sur le rythme, Guy Roque.

    La musicothérapie auprès des personnes âgées en Centre d’accueil et en Centre de jour, Josée Préfontaine.

     

    N° 17-Juin 1995

    La musicothérapie auprès des personnes âgées en Centre d’accueil et en Centre de jour (2ème partie), Josée Préfontaine.

    Poème sans titre, Maryane Michel.

    L’aire de la musique, Catherine Jourdain.

     

    N° 18 – Décembre 1995 (version papier épuisée)

    Écoute… et peut-être t’entendras-tu ?, Noëlle Parmentier.

    Musicothérapie et gériatrie, Gérard Ducourneau.

    Sérénité, poème, Maryane Michel.

    Musicothérapie auprès de cas sociaux, Karina Daniela Ferrari.

     

    N° 19 – Juin 1996 (version papier épuisée)

    Une expérience de musicothérapie auprès de patients schizophrènes,

    Aittor Loroño.

    Oui, j’écris des poèmes, Nanou.

    La mise en acte, raisonner moins, résonner plus, Roland Vallée.

    Recherche d’une pédagogie musicale en classe maternelle (1ère partie) Claude Rethoret.

     

    N° 20 – Décembre 1996 (version papier épuisée)

    Recherche d’une pédagogie musicale en classe maternelle (2ème ) Claude Rethoret.

    Pour Fernand Deligny, Michel Gendarme.

    Au-delà des sens, poème, Samuel Vallée.

    Autour du maloya, entretien avec Serge Sinamalé.

    Musicothérapie et autisme, présentation de cas (1ère ), Antoinette Martin.

     

    N° 21 – Juin 1997 (version papier épuisée)

    Musicothérapie et autisme, présentation de cas (2ème ), Antoinette Martin.

    À un petit garçon peu ordinaire, poème, Martine Peyraud. Musicothérapie auprès de déficients mentaux, Martine Peyraud.

    Le langage du corps, le corps et la voix, Flora, J. Kouyoumdjian.

     

    N° 22 – Décembre 1997 (version papier épuisée)

    Musicothérapie et personnes âgées en maison de retraite, H. Bonafous.

    Les lapeurs, poème, Xavier Bonis.

    Musicothérapie avec des enfants déficients intellectuels dans un I.M.P, Sylvie Votano.

     

    N° 23 – Juin 1998 (version papier épuisée)

    Musicothérapie avec des enfants déficients intellectuels dans un I.M.P (2ème partie), Sylvie Votano.

    La neige est rouge à Treblinka, poème, Gérard Valls.

    À propos de la txalaparta, photo, Guy Roque.

    Le sous-entendu en musicothérapie, conférence du 29 mai 1998 à Montpellier, Gérard Ducourneau.

     

    N° 24 – Décembre 1998 (version papier épuisée)

    Les enjeux pulsionnels de la voix, approche historique et psychanalytique, Jean-Michel Vives.

    La voix entre accord et désaccord, Guy Roque.