Pôle international de recherche en musicothérapie
SUPPLÉMENT SPÉCIAL LIBAN 
JANVIER 2025
Achat disponible ci -dessous
Dans ce numéro spécial de notre revue de l’A.M.Bx-Liban, nous avons le privilège de partager avec vous les travaux de quatre stagiaires, qui, à travers leurs écrits, nous offrent un éclairage précieux sur différents aspects de l’application de la musicothérapie. Chacun de leurs textes explore un domaine spécifique avec une approche rigoureuse et riche, contribuant ainsi à enrichir les connaissances et les pratiques dans notre domaine.
Le premier article proposé par l’orthophoniste Fida Hallak aborde une question importante : comment la musicothérapie peut-elle favoriser l’expression et la régulation émotionnelle chez des individus confrontés à la violence ? Cet article ouvre une réflexion sur l’utilisation de la musique comme moyen thérapeutique pour apaiser la souffrance liée à des expériences traumatiques.
Le second article avec Nisrine Elhossny, professeur de chant s’intéresse à la place centrale de la voix dans le processus de la communication en musicothérapie. Elle démontre comment, au- delà de la parole, la voix, en tant qu’instrument musical, devient une clé d’expression de soi et de lien avec l’autre. L’étude met en lumière les techniques vocales utilisées en musicothérapie pour favoriser la communication non verbale et surmonter les barrières émotionnelles, un aspect essentiel dans les thérapies centrées sur l’expression et l’estime de soi.
Le troisième article présenté par Oussama Charafeddine éducateur de musique, explore l’effet de la spontanéité dans la création musicale en groupe, en particulier pour des individus capables de s’exprimer verbalement. Il met en avant la manière dont l’improvisation musicale peut libérer les participants de leurs inhibitions et stimuler la créativité collective. Ce texte montre comment la musique, lorsqu’elle est laissée à l’improvisation, peut favoriser l’émergence de nouveaux liens entre les participants et encourager une communication plus fluide.
Le quatrième écrit de Dima Jaroudi qui est aussi une éducatrice de musique, s’intéresse à l’utilisation de la musicothérapie pour renforcer les compétences de communication interpersonnelle. À travers une étude de cas et des analyses pratiques, elle explore comment des techniques spécifiques, telles que les échanges musicaux et les jeux sonores, peuvent ouvrir des canaux de communication. Ce travail propose une réflexion sur la capacité de la musique à créer des ponts entre les personnes, notamment dans des contextes où les mots absents ou insuffisants.
Chacun des stagiaires a apporté une contribution originale, alliant théorie et pratique, pour mieux comprendre l’impact de la musique sur les processus émotionnels, communicatifs et relationnels des individus.
Je tiens à remercier ces stagiaires pour leur engagement leur créativité et leur capacité à aborder des sujets importants avec sensibilité et rigueur, malgré la situation difficile de notre pays. Je remercie également nos lecteurs pour leur intérêt et leur soutien continu dans le développement de la musicothérapie au Liban. Enfin un grand merci au fondateur de l’A.M.Bx, Gérard Ducourneau, car grâce à lui, l’A.M.Bx Bordeaux -Liban a vu le jour dans mon pays.
Couverture : photo du Souk Tripoli
C.A
-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-
Version PDF disponible au prix de 10€
-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-
Version papier disponible au prix de 18€
partition ? Quel circuit emprunte la musique, selon que l’on écoute attentivement ou qu’on l’entende distraitement ? Yves Agid, neurologue émérite, fondateur de l’Institut du cerveau, partage ses musiques et son savoir dans » Musique Emoi « .Yves Agid, né à Nice en 1940, est neurologue, professeur des universités-praticien hospitalier émérite et spécialiste des maladies neurodégénératives [Lire l’article complet et écouter le podcast]
Dans le Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse,1964, Lacan fait un grand usage de l’anamorphose et pose la question : qu’est-ce qu’un tableau ?
Il prend pour exemple le tableau de Hans Holbein, Les Ambassadeurs, 1533.
En quoi consiste cette anamorphose simple et non cylindrique, flottant au premier plan du tableau ?
C’est une période où les artistes et hommes de science, s’interrogent sur les lois géométrales de la perspective, sans oublier Descartes et sa Dioptrique.
Lacan démontre que cette œuvre, au-delà de sa fascination, est une structure exemplaire pour la psychanalyse. Dans la déformation d’une perspective dépravée, qui n’a rien à faire avec la vision comme telle, elle symbolise la fonction du manque et fait apparaitre l’effet fantôme anamorphico – phallique.
Holbein, hanté par la mort, a repris et transformé son œuvre de jeunesse La Danse macabre- en une œuvre décisive, dix ans plus tard, Les Ambassadeurs, sous forme d’interrogation sur sa nomination : en tant qu’auto portrait et signature du tableau.
Cette approche différente et ambiguë de la Vanitas anamorphique, célèbre, ce qui sépare le champ de la vision et du regard – objet regard, cause du désir.
ISBN : 978-2-494850-02-6
40 pages 18€
Traduit de: Music, music therapy and dementia: A review of literature and the recommendations of the Italian Psychogeriatric Association
par IGNACIA BAEZA ICAZA
Résumé
Cette étude passe en revue les essais cliniques contrôlés (CCT) et les essais contrôlés randomisés (RCT) les plus récents (de 2000 à 2011) concernant l’utilisation de la musique et de la musicothérapie (MT) dans le contexte de la démence et des problèmes connexes. Les études qui ont exploré l’efficacité de la musique et de la MT sur les symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD) sont répandues, tandis que celles visant à évaluer un effet potentiel de ces approches sur les aspects cognitifs et physiologiques sont rares. Bien qu’avec certaines limites, les résultats de ces études sont cohérents avec l’efficacité de l’approche MT sur les SCPD. Dans ce contexte, la capacité du musicothérapeute à interagir directement avec les patients apparaît comme cruciale pour la réussite de l’intervention. Cette revue a été approuvée par l’Association italienne de psychogériatrie (AIP) et représente son point de vue sur les critères de sélection des approches musicales et de MT appropriées dans le domaine de la démence. En conséquence, nous avons élaboré une liste de recommandations pour faciliter l’utilisation actuelle de ces techniques dans le cadre de traitements non pharmacologiques pour les patients atteints de démence.
Consulter le PDF en cliquant ici (pour télécharger, clic droit puis « enregistrer la cible du lien sous« )
Anaëlle Cloarec est musicienne et musicothérapeute. Dans son mémoire effectué à l’Université Paris 5, elle s’est intéressée à la place du corps dans la musicothérapie, en particulier au corps qui chante.
Nous apprenons le décès de Maria Fux, danseuse et chorégraphe mondialement connue. Nous avions eu la chance (1980) de rencontrer Maria à Buenos Aires grâce à Rolando Benenzon. Membre fondatrice de l’association de musicothérapie d’Argentine, elle s’intéressait déjà à la danse-thérapie et nous avions bénéficié de sa mise en pratique (son ouvrage « Danza, experiencia de vida, ed. paidos, paru en 1979 abordait le sujet). Elle avait accepté notre invitation et anima à Bordeaux deux stages pratiques en février 1981 et (avec la participation du Centre Sigma) elle assura deux représentations de son dernier spectacle « Isadora » (hommage à Isadora Duncan).
Nous lui devons beaucoup.
G.D.
02 août 2023
La créativité est-elle vraiment quelque chose d’inné réservé à certains individus seulement ? Dans cette nouvelle saison de la collection de podcasts originaux “Votre cerveau”, Samah Karaki – docteure en neurosciences, auteure également de “Le talent est une fiction : déconstruire les mythes de la réussite et du mérite”, ed. JC Lattès – explique comment et pourquoi la créativité de notre cerveau est une compétence humaine qui s’apprend, s’entraîne et s’enrichit du vivant.
La créativité repose sur un processus plutôt que sur un talent mystique. Sa nature est combinatoire et ce grâce au travail qu’effectue notre cerveau.
Beaucoup d’histoires et de mythes associés au génie créatif ont nourri notre imaginaire et freiné la constitution d’un autre récit sur les découvertes et la réalisation de chefs d’œuvre. La réalité est que ces découvertes et ces chefs-d’œuvre reposent plutôt sur des efforts collectifs, sur une itération collective. A travers les expériences et études menées dans le domaine des sciences cognitives, Samah Karaki nous invite à nous méfier des croyances sur la nature du talent créatif. Car celles-ci ont aussi une influence sur notre propre capacité à créer. La pensée créative est une compétence, qui peut s’acquérir.
Un podcast en 6 épisodes de 10 minutes. Une collection proposée par Camille Renard, à écouter ici