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Pôle international de recherche en musicothérapie
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Une trace est l’empreinte d’un événement, une piste. Une trace peut être un mot, un son, un geste, une image. Nous tous, musicothérapeutes nous laissons des traces sur notre chemin professionnel. Un choix succède à un autre et, de ce fait, dans le processus temporel, un ensemble de circonstances se tisse et de cet ensemble peut surgir un style.
Il est alors question de quelque chose qui est de l’ordre de l’identité.
Entre cette image donnée au musicothérapeute, formé, habilité à exercer cette discipline musicothérapie et cette autre image, le profil même, qui n’est pas aussi net, qui est même incertain du praticien, il y a ce que je déclare plus haut: un ensemble de circonstances.
À mon avis, cet ensemble de circonstances qui règne dans notre cas est peu élaboré et, finalement, on n’en tient pas compte. Or, ses éléments sont la clé permettant d’expliquer le savoir-faire de chaque musicothérapeute, ce qui va constituer sa pratique. La clinique est une de ces pratiques.
L’INCONNU
Les musicothérapeutes interviennent dans divers domaines : l’éducation, la rééducation, l’animation, la clinique.
Ce sont là les pratiques. On voit donc que se dégage de notre discipline, la musicothérapie, un concept de thérapie vaste, on peut même dire ambigu et il conviendra donc de vérifier, selon la façon dont on va la définir, si en chacun de ces domaines mentionnés, notre discipline possède une action thérapeutique. Je vais donc partir de deux questions : les identifications et les pratiques.
Tout se passe comme si la musicothérapie dépendait d’autres disciplines, elles consciencieusement définies, comme la médecine, la psychologie, la musique, l’art. On dirait qu’elle s’approprie certains de leurs concepts, de leurs moyens, de leurs méthodologies, de leurs objets. Comme toute discipline récente elle doit se plier à l’exigence de se donner une définition, de donner des garanties rationnelles.
Doit-on pour autant penser que la musicothérapie doit être entendue comme une compilation d’objets volés ? Qu’a-t-elle de spécifique ? Ceux qui se consacrent à une discipline nouvelle ont pour eux une nouvelle approche, une nouvelle liberté de regard mais il leur incombe de donner une définition.
Ceci apparaît quand surgit la nécessité d’ordonner et de délimiter. Il nous faut franchir la barrière du non verbal et créer les mots susceptibles de permettre de déchiffrer l’inconnu.
Il n’y a pas une parole qui puisse représenter l’inconnu. Si les musicothérapeutes ne trouvent pas les mots capables d’exprimer la musicothérapie, alors, ils sont perdus et engloutis dans celle-ci! Alors? Que faut-il faire? Il s’agit bien de décrire, de mettre en mots ce complexe créé par la place donnée à la musicothérapie et par le musicothérapeute.
DE L’ACTE THÉRAPEUTIQUE
En premier lieu, il convient de résoudre le problème de l’origine, de l’émergence, de la naissance de l’acte thérapeutique.
À ce sujet, le » mythe » de la musicothérapie nous force à osciller entre deux visions : magique et scientifique. Ces deux sources possèdent leurs propres conflits internes et trouver ce qui est spécifique à notre discipline est un chemin qui n’est pas exempt de difficultés.
Dans la sphère magique, le pivot de l’action est le pouvoir de suggestion et, en même temps, on considère que c’est l’indicible de la musique qui est l’élément qui soigne ou calme. Selon cette logique, on exprime le caractère non verbal de la musicothérapie sur la base d’une observation simpliste de l’expérience qui se noie dans le descriptif.
D’un autre côté, il peut paraître prétentieux de vouloir formaliser la musicothérapie selon des critères scientifiques alors que la prégnance de l’art est si forte. Je souligne cette prégnance car l’art, justement, est un langage qui résiste à la formalisation scientifique et à la rigueur des définitions. De ce fait, cette prétention supposée nous conduit à reformuler le lieu qu’occupe l’art musical dans la musicothérapie. On peut dès maintenant affirmer que ni la magie, ni l’art ne peuvent être expliqués par une méthode scientifique.
L’ISOLEMENT
Sur cette question si complexe viennent se greffer des conflits aussi bien en fonction de la théorie qui est le soutien nécessaire de toute pratique qu’avec le patient qui est le sujet de cette pratique.
La dialectique du conflit se situe entre la confusion et l’isolement, non seulement en rapport avec le patient mais encore, cela peut paraître étrange, en liaison avec la théorie.
Cela pourrait s’énoncer ainsi: la rencontre avec le patient demande, de la part du musicothérapeute, une mise en jeu de son corps, condition de la mise en scène du patient tout en veillant, en même temps, que cette exposition personnelle dans le champ de l’autre ne produise pas de confusion. Or, d’un autre côté, si on augmente cette distance pour diverses raisons, la peur, par exemple, d’envahir ou de perte d’identité, on offre alors des attitudes d’isolement au travers desquelles la résonance ou l’attention flottante se révèlent impossibles.
En fonction de la théorie, nous nous retrouvons dans la même situation. La paralysie, en raison de la peur de se retrouver perdu dans un autre contexte, une autre discipline qui nous prend dans ses filets, ou la crainte de l’isolement nous menant vers l’a – théorie.
La solitude accompagne le musicothérapeute, non seulement dans la recherche conceptuelle de son identité mais encore dans sa pratique clinique. Ceux qui travaillent avec le matériel associatif du patient, dans les divers langages, connaissent ces moments de solitude extrême. Cette solitude a quelque chose à voir avec les trois points du dispositif de la musicothérapie: l’écoute, les outils, ici la musique, et la technique.
L’écoute est en relation avec la solitude. Elle suppose la tolérance au bruit, au chaos, au cri de l’autre, à l’énigmatique discours du patient. C’est la solitude de prendre en charge la responsabilité de l’action thérapeutique. La solitude nécessaire pour s’approprier la théorie d’autrui et en attendre les effets. Dans la solitude de l’écoute, se reconstruit l’énigme.
Écouter est suspendre jugement et préjugé. Écouter, c’est ouvrir une espace afin que puisse émerger quelque chose de neuf. Écouter est se laisser absorber par les effets de sens.
L’écoute implique un mouvement d’entrées et de sorties, à partir de ceci, le musicothérapeute métaphorise l’écoute de la voie intérieure du patient. On peut dire alors que la musicothérapie psychanalytique tente de renvoyer au patient une image de soi renforcée par sa propre écoute.
D’autre part, je veux faire apparaître la solitude qui ressort face à la place de » l’objet perdu » qu’occupe le deuxième terme du dispositif de la musicothérapie: la musique.
LA MUSIQUE
La musique ne possède pas la même signification pour le musicien, et pour un musicothérapeute.
Pour le musicothérapeute, la musique tend à être un » objet perdu « , à partir duquel on peut parvenir à repérer la logique signifiante du patient; c’est un objet qui engendre des résonances, des subjectivités. Pour le patient, la musique est espace de projection, pour le musicothérapeute, un espace d’écoute.
Certain domaine de la musicothérapie donne l’idée que le patient va traduire un certain bien-être selon des voies artistiques et donc la pratique de la musicothérapie est orientée de façon à ce que le patient puisse acquérir une certaine aisance artistique. Il est clair que là encore ceci est source de conflits. Ne serions-nous pas alors en train de mettre en place une pédagogie de la cure ? Que vient chercher le patient dans sa rencontre avec le musicothérapeute: dominer son malaise grâce à la musique ou tenter de comprendre ce malaise à travers elle ? C’est certainement cette deuxième hypothèse qui est visée.
Celui qui est porté sur la musique doit être capable de différencier les deux domaines car la relation du musicien avec son objet n’est pas la même que la relation du musicothérapeute avec le patient et avec la musique.
On peut penser que les outils du musicothérapeute, le choix même de cette profession et l’utilisation de la musique est quelque chose du niveau de la reconstruction d’emprunts à d’autres, de doutes ou, dans le meilleur des cas, une sublimation sur le terrain de l’art. Ayant alors reconnu les origines de sa fonction et de ses attributs, le musicothérapeute utilise le matériel en connaissance de cause.
J’insiste sur ce fait: la clinique rend compte de ce fait, pour le musicothérapeute, la musique est un objet perdu.
Le patient ne vient pas pour recevoir les connaissances musicales du musicothérapeute, il vient à la rencontre d’un nouvel acte psychique qui puisse l’aider. Il y a demande d’amour qui se réactualisera au cours du travail et dans un temps qui n’est pas chronologique mais symbolique.
COMPRENDRE
C’est dans le contexte que s’établit la clinique, contexte qui se définit, est interrogé et se reformule tout au long du traitement. Notons toutefois que le contexte peut être mensonger si nous ne sommes pas clairs avec la théorie qui en a permis l’élaboration. C’est ainsi que deux attitudes apparaissent chez le musicothérapeute par rapport à son patient.
Le musicothérapeute peut se placer et établir le contexte sur le plan de la compréhension ou sur le plan de l’analyse.
Si l’on vient pour » comprendre « , cela suppose un modèle de relation fondé sur la communication, c’est-à-dire qu’il s’agit que le message, entre l’émetteur et le récepteur, soit plus fluide, ait la meilleure qualité possible de façon à ce qu’il soit décodé par les deux parties. Comprendre l’autre, c’est tenter de capter la réalité qu’il manifeste consciemment. En revanche, sur le versant de l’analyse, le modèle de rapport ressemble davantage à ce qu’on pourrait appeler l’incommunication, une relation de méconnaissance, d’incroyance. Ceci veut dire que le musicothérapeute doit résister à cette tendance naturelle qui consiste à fermer les circuits qui s’entrecroisent entre les idées diverses et les affects, il doit aller sur ce chemin à la recherche de ce qui est derrière ce que communique le patient. Le musicothérapeute, en tous cas le musicothérapeute que je nomme analytique, ne comprend pas, il analyse.
TECHNIQUE
Ainsi, la technique apparaît comme étant un moyen pour accéder et déchiffrer ce qui est voilé face à l’incertain qu’engendre le patient et son discours. Ce troisième terme du dispositif qu’on possède en musicothérapie nous renvoie à la question de la solitude car l’utilisation de la technique est intimement liée à l’écoute solitaire du musicothérapeute et cette prise de conscience de l’abîme existant dans la communication avec le patient.
Ceci étant dit, avant de penser la technique en terme de faute, il nous faut réfléchir sur sa fonction.
Il est bien possible que la technique puisse être source de plaisir et se mettre au service de la cure.
Source de plaisir en tant qu’acte par lequel se met en jeu l’impératif du thérapeute. C’est ici qu’apparaît la nécessité de bien poser les consignes, qui deviennent garantes de l’action et règles.
En revanche, lorsque la technique est au service de la cure, c’est simplement un instrument, un moyen de parvenir à une autre instance.
En musicothérapie psychanalytique, fondamentalement elle repose sur trois axes :
Les consignes, les outils, les interventions corporelles, l’analyse du discours sonore constituent les éléments de base de la spécificité technique du musicothérapeute, tout ceci étant lié au travail théorique qui oriente l’action professionnelle.
ANALYSER LE DISCOURS SONORE
L’hypothèse sur laquelle se fonde ce que je nomme musicothérapie psychanalytique est que le discours sonore est une partie, un mode du discours et donc, on utilisera des éléments semblables pour en faire l’analyse.
Il est impossible de faire l’analyse d’un discours sonore sans tenir compte du sujet qui l’exécute. Ce travail, artisanal et individualisé demande l’articulation de deux axes conceptuels:
La grammaire, c’est-à-dire l’aspect formel du discours, relative à l’analyse des oppositions à l’intérieur du système de signes.
Le style, c’est-à-dire la conception et la vision que le sujet attribue à sa production, autrement dit l’actualisation historique du sujet dans l’œuvre.
Ces deux axes sont des points d’articulation et d’entraînement dans la trame discursive du patient, ils se développent selon trois temps qui s’imbriquent et se superposent.
Un temps que souligne le processus thérapeutique, groupal ou individuel.
Un temps marqué par le ponctuel, qui se réfère à ce qui émerge.
Un temps qui prépare l’événement rythmique et l’existence des contrastes.
Ces temps correspondent à l’ici et maintenant d’un traitement et à la possible lecture des événements qui le constituent. Cette lecture ne voudrait rien dire sans la théorie psychologique susceptible de donner sens aux faits.
Comme toujours une technique se réclame d’une théorie.
Si nous admettons la musicothérapie clinique comme une approche particulière à l’intérieur du champ de la santé mentale, il me semble indispensable de se référer à une théorie psychologique puisque le musicothérapeute mène son action en fonction d’une conception particulière du sujet.
C’est à cause de ce parcours théorique, de sa propre analyse et de l’attention flottante que la technique opère efficacement. La connaissance du psychisme humain, du normal et du pathologique, permet de reconnaître ce » quelque chose » qui s’exprime dans les formes plastiques et dynamiques du » faire « . Un faire qui est encombré de sens, empli de condensations, de déplacements, de substitutions. L’expression gestuelle et sonore est une voie pour la métaphore et la métonymie.
C’est pourquoi, en musicothérapie, la technique est un espace de métaphore, où le dit se transforme pour être recréé en une nouvelle signification.
Ce qui se fait par le biais de la technique, en musicothérapie, part de la répétition symptomatique jusqu’au souvenir et du souvenir à l’acte de création. Il n’y a pas d’autre forme de création que celle qui se joue à travers la répétition symbolique et, en définitive, la créativité n’est rien d’autre que l’écho de la solitude, lorsque la répétition se remplit de sens. Prendre en compte les circonstances dont je parlais au début, c’est s’approprier les clés que chaque musicothérapeute possède dans sa logique de l’action.
Ces thèmes dont je viens de parler ont été et sont mes propres circonstances, un ensemble de recherches conceptuelles qui relient et synthétisent l’expérience de la musicothérapie et l’expérience analytique. J’essaie ainsi de provoquer un changement d’attitude afin de passer du registre descriptif au discours clinique, du rapport anecdotique à la formalisation rationnelle.
Il s’agit là de passer du thérapeutique à l’analyse, de l’adaptatif au significatif, de la répétition à la causalité psychique, du stationnaire à la créativité.
CONCLUSION
Pour parvenir à ceci, il faut satisfaire à certaines conditions.
Si la musicothérapie est une utilisation particulière d’un ensemble d’outils pour parvenir à la vérité du patient,
Si son objectif est d’approcher l’inconscient, diminuant les résistances qui font obstacle à la créativité et à la santé,
si la présence du musicothérapeute a valeur symbolique de témoin participant dans sa neutralité,
si la technique est celle de l’association libre qui se traduit en jeux, translations sonores, gestuelles ou verbales,
si la fonction de la consigne et de l’intervention corporelle est de resignifier, interpréter,
si la théorie Freudienne sur la constitution du psychisme, de la théorie de l’inconscient, du cadre thérapeutique est la référence conceptuelle,
si le projet du musicothérapeute est d’aller plus loin que l’utilisation de son outil, c’est-à-dire si l’objet musical est pris dans sa dimension de perte, de substitution symbolique,
si ces conditions sont réunies dans un cadre contenant, soutenu à la fois par la logique est une éthique, il me semble possible de parler de musicothérapie analytique, ce qui représente une nouvelle formalisation technique.
C’est pour cela que je parle de dé – signer la musicothérapie afin que ce qui marque son origine et ce qui la constitue soit un processus créatif et symbolique. C’est aussi pour que la musicothérapie cesse d’être quelque chose de rigide ne disant rien de sa pratique mais devienne quelque chose ayant un sens.
1) A l’école :
a) Dans la classe :

b) Bruits provenant de la rue et perçus dans la classe :

c) Dans la cour :

d) Dans les salles d’hygiène (et sur le trajet) :

Travaux réalisés par Colette Fourié institutrice d’école maternelle honoraire.
Article tiré de la 1ère revue Musique Thérapie Communication (juin 1987):
Je désigne par ce terme de « cure sonique » (ou « acousticothérapie » selon le néologisme créé par D. Feldman, 1985) l’ensemble des procédés de thérapie utilisant l’interaction entre le patient et un environnement sonore aménagé en vue d’obtenir une modification positive de son organisme. J’envisagerai ici un sous-ensemble limité aux procédés utilisant, en plus d’une source sonore définie (souvent musicale ou vocale), quelque procédé de modification systématique de cette source : filtres, amplificateurs, équalizers, etc.
Certaines d’entre ces méthodes ont un objectif spécifique précis qui dispensent de commentaires étendus ; il en va ainsi des sons Feijoo employés en analgésie dentaire ou obstétricale, des cassettes conçues pour faciliter la détente et la relaxation, etc. du Suvag Lingua de Guberina pour la rééducation des sourds et l’apprentissage des langues étrangères, de l’appareil de Lafon pour améliorer le confort et la compétence linguistique du sourd, etc.
Réciproquement, la musicothérapie dans son acception courante, sans utilisation de traitement du signal, peut entrer dans la stratégie soignante, à peu près dans tous les cas, au prix de l’imagination, de la culture et du savoir faire du praticien.
Entre ces deux extrêmes, nous trouvons les thérapies « armées » d’un appareil modificateur de l’écoute : Oreille Électronique et ses émules, Sémiophone d’Isi-Beller, Filtre de Bérard, Variophone d’Auriol et Marinoff, etc.
Elles ont toutes pour inspirateur plus ou moins direct A. Tomatis qui a, probablement le premier, proposé de traiter ainsi les difficultés vocales du chanteur, de l’orateur, etc., les troubles élocutoires du dyslexique ou du bègue, l’aphonie et les dysphonies anxieuses (A. Le Gall, 1961) ; plus tard les indications se sont étendues à l’enfant hyperkinétique, instable, inattentif, fatigable, excessivement introverti, mutique et même autiste (A. Tornatis, 1971, 1972, 1977).
Feldman (1985, p. 135) fait une énumération extrêmement extensive des indications de 1′ »acousticothérapie » sans se référer à une bibliographie précise ; il propose de l’utiliser dans toutes sortes de désordres de l’écoute et de la phonation, pour rééduquer diverses aphasies, apraxies, amusie et agnosies, dyslalies, troubles névrotiques et psychotiques de la communication. Les indications privilégiées sont pour lui regroupées sous quatre chefs :
1) les troubles audio-psycho-phonologiques sont liés à une perturbation ou un affaiblissement du désir de communiquer et de connaître : la cure sonique aurait pour effet de restaurer, renforcer, stabiliser ce désir. On range dans cette catégorie, les névroses de l’enfance avec décompensation scolaire, les désordres névrotiques et psychotiques de la communication, les hypoacousies psychogènes, les dysphonies psychogènes et les retards de langage.
2) les troubles de la latéralisation qui sont fréquemment liés à une dysharmonie énergétique entre traitement analogique et traitement digital de l’information.
3) les troubles organiques ou fonctionnels de la phonation et de l’attention auditive.
4) les troubles de la lecture, de l’écriture et de l’orthographe .
On a aussi préconisé la cure sonique chez certains épileptiques (Derrien 1975), dans diverses formes de névrose et de dépression (Auriol, 1978 et 1979), dans la toxicomanie (Auriol, 1979), les psychopathies, etc. Examinons ces indications jusqu’ici méconnues.
L ‘ÉPILEPSIE
Pendant longtemps, l’épilepsie, marquée par la gravité de crises pouvant conduire aux blessures et à la mort, par le caractère totalement inconscient des phénomènes critiques, par la possibilité d’amender ses manifestations les plus voyantes au moyen de médicaments, par la fréquence de son apparition en cas de compression ou de cicatrice de la substance cérébrale, a été considérée comme « exclusivement organique », c’est-à-dire fondée sur une lésion potentiellement décelable de manière objective et inaccessible à une forme quelconque d’intervention relationnelle.
Un certain nombre de bémols sont venus, très tôt, parsemer cette rigoureuse partition :
– la possibilité d’agir sur les crises (de les prévenir ou même les interrompre) par une stimulation suffisamment forte (faire tourner une clef dans la main du patient comme on le fait traditionnellement en Algérie ou intervenir « médicalement » dans le même sens comme l’a proposé Bob Efron…)
– le fait que le sujet puisse dans certains cas se provoquer intentionnellement des crises par un procédé efficace (en passant très rapidement, de nombreuses fois, la main devant les yeux, en face du soleil, par exemple, comme je l’ai observé chez un enfant de la clinique de Solliès Pont).
– le type de personnalité spécifique, le caractère particulier que Mme Minkowska et d’autres (Auriol, 1973) ont mis en évidence chez une majorité des victimes de la « maladie sacrée » (morbus sacer).
– la fréquence des cas où, faute de cause physique évidente, on se trouve contraint d’en appeler à une « forme essentielle » de la maladie.
Ces faits et quelques autres ont permis d’individualiser une « épilepsie psychosomatique » dont la seule raison de sa survenue serait une forme de conflit psychologique (S. Freud, 1928, voit la crise comme une décharge somatique de masses d’excitation dont le sujet ne vient pas à bout psychiquement, simulacre de crime-parricide assorti de son châtiment-suicide, conflit non gérable d’un surmoi-sadique et d’un moi-masochiste ).
On sera sans doute bien inspiré de retenir plutôt une causalité à deux versants, dont le niveau (plus ou moins subtil) d’observation rendrait compte pour l’essentiel.
Quoiqu’il en soit, E. Darrien (1975) a publié une étude faisant droit à la possibilité d’agir soniquement sur cette affection, avec des résultats qui semblaient fort encourageants. Il fait état de dix observations et constate : « Les résultats obtenus permettent d’affirmer qu’il n’y a pas eu d’échecs, en ce sens que toutes les cures entreprises et suivies régulièrement ont amené une disparition ou une diminution très sensible des crises, ceci malgré la diminution plus ou moins importante (possible dans tous les cas dès le troisième mois) ou la disparition (à partir du neuvième mois) de la thérapeutique médicamenteuse. »
La cure était de type banal avec, cependant, usage de grégorien non filtré dès les premières séances à la fin de l’heure de musique filtrée en passe-haut à 8000 Hz (cette dernière étant parfois mal supportée : irritabilité). On administrait deux heures d’OE par semaine. La mère recevait des sons filtrés également.
LA DÉPRESSION
Dès les premiers temps de l’utilisation de l’oreille électronique dans les troubles de l’élocution, il est apparu qu’on obtenait, en marge de l’effet attendu sur la difficulté visée, une dynamisation de l’enfant ; il semblait prendre un nouvel intérêt à la vie scolaire et même à la vie tout court, nouant de nouvelles relations, oubliant sa timidité, sortant de son isolement ou de son apathie, etc. On soupçonna qu’il y avait là une action sur des équivalents dépressifs propres à l’âge scolaire.
Les cliniciens utilisant l’oreille Tomatis, tel le Dr P. Gardey et le Dr Mouret, lors d’entretiens informels, tel le Dr J. Raynaud (****) au Congrès des médecins militaires du Val de Grâce, affirmaient un effet antidépresseur repérable chez l’adulte.
J’ai tenté de vérifier, au niveau de ma propre clientèle, dans quelle mesure l’observation appuyait ce point de vue.
Au prix de soixante dix heures, en moyenne, d’exposition à l’OE, nous avons noté 66% de succès et 30% de résultats incertains ou d’échecs (sur 40 cas). Les psychoses mélancoliques authentifiées par l’histoire du sujet constituent une mauvaise indication de la cure standard (5 échecs sur 6 cas). En effet, on obtient bien souvent une amélioration qu’on croirait spectaculaire mais qui l’est trop puisqu’il y a « inversion de l’humeur » ou « instabilisation » : euphorie et pessimisme se répondent, expansivité excessive, dépenses inconsidérées, etc. De tels phénomènes se paient bien souvent par- une culpabilisation massive, des idées voire des actes d’autonuisance pouvant aller jusqu’au suicide.
Les états dépressifs névrotiques, y compris certains qui avaient résisté à de multiples hospitalisations et chimiothérapies antérieures sont au contraire bons répondeurs (13/20)… Nous obtenons une amélioration dans plusieurs des cas « résistants » par l’adjonction de techniques différentes telles que Rebirth, Rolfing, Méditation, Hatha Yoga, etc. Le pourcentage de succès dépasse alors (sur notre échantillon) 80% (B. Auriol, 1978).
Désireux de préciser, de manière très générale, les indications des cures soniques sous appareil modificateur de l’écoute, j’ai proposé une approche psychométrique du problème :
ÉTUDE PSYCHOMÉTRIQUE DES INDICATIONS
Les indications ci-dessus étaient totalement empiriques, cliniques et toujours discutées pour insuffisance méthodologique ou même défaut de publication autre que dans des circulaires à diffusion restreinte ou des revues confidentielles.
C’est à E. Deneys (1986) qu’on doit d’avoir commencé à réaliser ce travail. Quoique encore insuffisant et marqué par certaines faiblesses, liées aux contraintes de la pratique libérale qui est la nôtre, d’où étaient issues les données qu’elle a exploitées, son mémoire permet de prévoir sur quelles dimensions de la personnalité peuvent agir les sons filtrés et dans quelle mesure peuvent s’amender les symptômes cibles et/ou les structures qui les sous-tendent…
Elle a tenté d’évaluer avec nous s’il existait des paramètres de la personnalité qui étaient significativement modifiés, dans un sens déterminé, par l’usage prolongé d’une thérapie sonore avec appareil Tomatis ou Variophone, utilisant la modification systématique de sources sonores diverses selon le protocole préconisé par A. Tomatis.
Nous avons testé (Test M.M.P.I.) un certain nombre de sujets avant cette sonothérapie et après plus de six mois de pratique.
Les échelles Obvies s’améliorent tandis que les Échelles Subtiles restent stables. On observe une diminution des échelles d’angoisse, de dépression, d’intériorisation, d’introversion et de névrose et une augmentation de l’échelle « force du moi » (« Ego Strength ») et de l’échelle de passage à l’acte.
L’ensemble suggère que ce type de cure entraîne une plus grande propension à extérioriser les problèmes sous forme d’actions socialement adaptées (sublimation ?) et une plus grande capacité d’adaptation sans modification notable de la structure psychopathologique de fond: le type de névrose reste le même, les échelles psychotiques varient peu.
On doit noter que l’augmentation de l’échelle de passage à l’acte, comporte des inconvénients, éventuellement graves qui invitent à une grande vigilance concernant la propension du client à réaliser ses angoisses dans la réalité plutôt que d’en supporter la charge interne. Il existe un risque non négligeable d’actes auto ou hétéro agressifs, de changements sentimentaux, professionnels ou idéologiques mal intégrés, Il est peut-être utile d’avertir le patient de ces diverses éventualités, heureusement maîtrisables le plus souvent.
On pourrait penser que ces résultats dépendent moins de l’administration de Sons Filtrés que de l’action non spécifique liée à la prise en charge de ces sujets par un procédé quelconque auquel ils ajoutaient foi. II devient alors intéressant de prendre en considération une étude, similaire dans son protocole mais concernant une autre technique de « prise en charge » qui fut réalisée dans le cadre de la thèse médicale du Dr Lucien Goulinet. II a utilisé le M.M.P.I. avant et après six mois de pratique d’une forme de Yoga Mental, connu sous le nom de Méditation Transcendantale. Il observe une diminution significative des échelles de Dépression, de Psychopathie, de Paranoïa, de Psychasthénie, de Schizophrénie, de Manie, d’Anxiété (indice A.I. et A.M. de Taylor), de Névrosisme. Par contre, les échelles d’Hypocondrie, d’Hystérie, de Masculinité/féminité, d’Introversion Sociale, de Passage à l’Acte (rapport d’intériorisation) semblent rester stables ou varier de façon peu significative. On voit que la Méditation semble agir davantage sur les échelles psychotiques, la sonothérapie sur l’inhibition de l’action. En pratique, j’ai trouvé qu’il existait une heureuse complémentarité entre les deux méthodes et plus généralement, entre les méthodes « dynamogènes » et les méthodes « relaxantes » (Auriol, 1985).
Deux échelles (A et R), utiles à la recherche, ont été proposées par G. Welsh : elles constituent une évaluation très satisfaisante des facteurs essentiels qui ont été isolés de façon stable dans la très grande majorité des études factorielles de ce test.
L’échelle A concerne plutôt le monde « subjectif » et « intersubjectif » des valeurs, des jugements, de la vie intérieure, des sentiments, etc. L’élévation de cette échelle correspond à une majoration de 1′ « angoisse existentielle », du « sentiment tragique de l’existence », de l’introversion, de la crispation sur des valeurs sentimentales, intérieures, subjectives au détriment de l’action, de l’attention à l’environnement, de la communication directe et franche avec autrui… (Introverti d’Eysenck ; Axe Sentiment-introverti/Pensée-extravertie de C.G. Jung
L’échelle R concerne l’attitude à l’égard du monde « objectif » interne (somatisations) ou externe (contacts, science et technique, etc.). L’élévation de cette échelle correspond à une majoration du positivisme, de 1’extraversion, des valeurs réalistes et objectives de la vie, y compris sous forme de somatisations ou de passage à l’acte en cas de conflit… (Extraverti d’Eysenck ; Axe Sensation-extravertie/Intuition-introvertie de C.G. Jung
L’orthogonalité de ces deux échelles a été maintes fois confirmée par de nombreux travaux expérimentaux qui ont tous montré des inter corrélations entre elles très proches de zéro. Elles permettent donc de rendre compte du maximum d’information contenue dans un protocole. Observer que les cures soniques entraînent une diminution de l’une et pas de l’autre serait un acquis tout à fait remarquable riche de conséquences théoriques et pratiques. Or c’est bien ce que nous constatons. En effet, la comparaison avant-après cure sonique montre une diminution systématique de la composante factorielle A dans le M.M.P.I, et des variations peut-être aléatoires (en tous cas non significatives en ce qui concerne la population étudiée) du facteur R.
Cette constatation va dans le sens des observations cliniques, lesquelles ont conduit tous les praticiens à affirmer la « dynamisation relationnelle » produite par la cure sonique, II s’agit d’une ouverture à la communication et au monde extérieur : éveil, concentration, attention, activité, relations humaines. Dans quelques cas, rares mais très suggestifs, on est surpris d’entendre les témoins du milieu familial ou scolaire vanter une amélioration du comportement que ne confirme pas nécessairement le sujet qui estime n’avoir pas fondamentalement changé. Il a même parfois l’idée que ce sont les circonstances qui sont devenues plus favorables.
II reste nombre de points faibles dans ce travail qui devra être repris et amplifié pour acquérir de véritables certitudes quant à ce qu’on peut attendre de la sonothérapie.
Références bibliographiques :
B. Auriol Sur divers aspects caractérologiques de l’épileptoïdie. La caractérologie n° 17, 79-89, P.U.F, 1973.
B. Auriol Les États dépressifs et leur traitement par l’Oreille Électronique de Tomatis. Colloque de Bayonne, AFAPP, Octobre 1978.
B. Auriol L’action de la méthode A.P.P. sur les états dépressifs (à propos de 40 cas). Annales de Sophrologie Médicale, 19-20, 129-133, 1978.
B. Auriol Introduction aux méthodes de relaxation, techniques et orientations tendant à faciliter la détente et la disposition de soi. Privat, 1979.
B. Auriol Mézièrisme et Psychothérapie, Congrès de l’AMIK, Nantes 1979. Cahiers de l’Amik, 7, 14, 22-35, Février 1984.
B. Auriol Pour une approche multifocale en thérapie, Psychologie Médicale, 17, 6, 809-813, 1985.
E. Deneys Etude des effets de la musique sur la personnalité à travers 1’audio-psycho-phonologie. Maîtrise de Psychologie, Toulouse Juin 1986.
E. Derrien Approche d’une prise en charge des phénomènes épileptiques par l’oreille électronique. Rev. Int. d1Audio-Psycho-Phonologie, 8,42-55, 1975.
D. Feldman Introduction à 1’Acousticothérapie.
P. Gardey Edité par l’Association Française d’Audio
J. Raynaud Psycho-Phonologie. Pau 1985.
S. Freud Dostoïevski et le parricide, trad. fse. J.B. Pontalis in « Résultats, Idées, Problèmes », II, 160-179, P.U.F. 1985.
A. Le Gall Le redressement de certaines déficiences psychologiques et psychopédagogiques par l’appareil à effet Tomatis, Secrap, 1961.
L. Goulinet Étude sur les modifications de la Personnalité par le programme de Méditation Transcendantale et de M, T – Siddhis, Thèse de Médecine, Dijon, Juin 1981,
A. Tomatis Éducation et Dyslexie, E.S.F. 1971.
A. Tomatis La libération d’Oedipe, E,S.F. 1972.
MUSIQUE – THÉRAPIE – COMMUNICATION
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N° 33 – Juin 2003 (épuisé)
Musique dans les services d’oncologie et d’hématologie pédiatriques, Jean-Marie Gorgy.
Ici maintenant, Patricia Pasquiou.
N° 34 – Décembre 2003
Tentatives, Viviane Mazurier.
Musicothérapie chez des patients atteints de sclérose en plaques, Karol Kotreba.
N° 35-Juin 2004
Tentatives (suite), Viviane Mazurier.
L’apprenti musicothérapeute au pays des enfants autistes, Christian Hayet.
Poème de Julie.
N° 36 – Décembre 2004
L’apprenti musicothérapeute au pays des enfants autistes (suite), Christian Hayet.
L’écoute, le souffle, le son, la vibration, la pulsation, la création, Joy Liengaard.
N° 37-Juin 2005
Un désir en souffrance, Florence Briolais.
Mise enjeu du registre corporel en musicothérapie, Roland Vallée.
L’écoute, le souffle, le son, la vibration, la pulsation, la création (suite), Joy Liengaard.
N° 38 – Décembre 2005
L’écoute, le souffle, le son, la vibration, la pulsation, la création (fin), Joy Liengaard.
Quand la musique s’en mêle, Estelle Loridan.
Musique ma famille (poème), Marie-Jeanne Mougin-Madourg.
N° 39 – Juin 2006
Quand la musique s’en mêle (suite), Estelle Loridan.
Musique et développement personnel, José Luis Rizzo.
La mémoire du corps, Roland Vallée.
MUSIQUE – THÉRAPIE – COMMUNICATION
Rassemble les 24 premiers numéros de M-T-C
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Ce CD-ROM rassemble les sommaires, les auteurs, les articles, les dessins, les poèmes, des 24 premiers numéros de MUSIQUE – THÉRAPIE – COMMUNICATION sans oublier les musiques et les sons. (Juin 1987 à décembre 1998)
ISBN 2-906-274-55-0 Prix 16 €
N° 1 – Juin 1987 (version papier épuisée)
disponible gratuitement sur ce site
À propos du « non verbal », Gérard Ducourneau.
L’espace, Roland Vallée.
Indications et contre-indications des cures soniques, Bernard Auriol.
Son-Être humain, un regard nouveau sur la théorie de la communication, Patxi Del Campo.
Schizophrénie et musicothérapie, Charles-Henri Hoareau.
Du son…à la communication, Gérard Abraham, Marguerite Dompmartin.
Tempo spontané et schizophrénie, Yasuji Murai.
N° 2 – Décembre 1987 (version papier épuisée)
La bio-musique, aperçu historique, Aittor Loroño.
À l’île du silence, rencontre avec petit François, Georgius Gruchet.
Plaintes et seuils, Bernard Auriol.
En revenant du congrès, Elmire Baribaud.
Musicothérapie, définitions, Gérard Ducourneau.
N° 3 – Juin 1988 (version papier épuisée)
Approche du problème thérapeutique, Rolando Benenzon.
Le niveau sonore dans l’utilisation des appareils électroacoustiques, André Moulinier.
Poly-sons dans le champ psychiatrique, Jean-Bernard Couzinet. Après les journées d’études de l’association freudienne, Jean-Philippe Brun.
Quelques concepts fondamentaux utiles à la compréhension du comportement rythmique, Imanol Tazon Dominguez.
La défonce musicale. Un atelier de musique dans un centre de postcure pour toxicomanes, Pierre Antoine.
N° 4 – Décembre 1988 (version papier épuisée)
Timbre et hauteur, Bernard Auriol.
Musicothérapie, définitions (2ème partie), Gérard Ducourneau.
La musique soigne-t-elle ? Aittor Loroño.
Profil d’une séance, un cas d’instabilité psychomotrice, Aurora Cossio.
L’évaluation neuro-sonore-musicale et l’intervention en musicothérapie auprès de l’aphasique, Gabriela Wagner.
N° 5 – Juin 1989 (version papier épuisée)
Musicothérapie à la prison, Graciela Zermoglio.
Musicothérapie, passage à vivre, Roland Vallée.
Le geste qui joue, Marie-Dominique Saint-Martin.
Principe d’une évaluation dans le cadre de l’aphasie infantile, Liliana d’Asero, Silvia Rubio-Bruno,
La voix en musicothérapie, Gérard Ducourneau.
Objet intégrateur, objet intermédiaire, une approche, Nicole Dabin.
N° 6 – Décembre 1989 (version papier épuisée)
Objet intégrateur, objet intermédiaire, une approche (2ème partie), Nicole Dabin.
Quand un musicothérapeute rencontre un musicothérapeute, Klaus Muviac.
16 séances avec Marie-Carmen, Merche Becerra Gordo.
Généralité sur l’éveil sensoriel, Paco Palacios.
Bordeaux, salon des musiques, Florence Briolais.
Les petites phrases du congrès, Florence Briolais.
Interview de Rolando Benenzon, Violeta H. de Gainza.
N° 7 – Juin 1990 (version papier épuisée)
Interview de Rolando Benenzon (suite), Violeta H. de Gainza.
Ouverture du colloque : le son au subjectif présent, Bernard Auriol.
Son, paroles et plans de l’Être, Françoise Joffrin.
L’enfant son, Jean Alexis.
Objet intégrateur, objet intermédiaire, une approche (fin), Nicole Dabin.
N° 8 – Décembre 1990 (version papier épuisée)
Le champ de l’acoustico-thérapie, David Feldman.
Le silence écrin des sons, Patrice Eon-Gerhardt.
Il était une voix, Yamina Guelouet.
Musicothérapie dans le syndrome cérébral organique sévère, Nora Liporace, Alejandro Lupi.
Histoire naturelle des plaintes engendrées par le bruit, P. Scalla.
Traitement de la plainte subjective au bruit par la relaxation psychosomatique, Frédérique Bosse.
L’orgue, générateur de sons subjectifs, Bernard Thourel.
Sons illusoires et illusions sonores, Clarisse Baruch.
N° 9 – Juin 1991 (version papier épuisée)
Musicothérapie, ouverture de l’espace thérapeutique, Roland Vallée.
La txalaparta, les deux sons du cœur, Josu Goiri.
Le jour où le racisme dominera, poème, Gérard Valls.
Musicothérapie institutionnelle, une nouvelle perspective, Muriel de Montmollin.
À propos de l’application de la musicothérapie auprès de cancéreux en phase terminale, Liliana d’Asero, Maria Rosa Alfonsin de Surmani.
N° 10 — Décembre 1991 (version papier épuisée)
Apport de la musicothérapie lors d’une intervention chirurgicale, Michel et Irène, parents, Florence Briolais, musicothérapeute.
À propos de l’application de la musicothérapie auprès de cancéreux en phase terminale (2ème partie), Liliana d’Asero, Maria Rosa Alfonsïn de Surmani.
La communication non-verbale, synthèse, Renzo Arturo Bianconi.
Le souffle et le mouvement, la voix et la parole, Wilhelm Porzelt.
Premières expériences liées à la musicothérapie, Marta Fiol Dîaz.
N° 11 – Juin 1992 (version papier épuisée)
Premières expériences liées à la musicothérapie (suite), Marta Fiol Diaz.
De Popper à Coltrane, la construction d’objets en musicothérapie, Gustave Rodriguez.
La musicothérapie dans le cadre de la spécialisation musicale à destination des professeurs d’école, Aittor Loroño.
Les transformations humaines, José Antonio Franch D.
Préjugés, poème, Gérard Valls.
N° 12 – Décembre 1992 (version papier épuisée)
De l’émotion sonore à l’association verbale, Roland Vallée.
Premières expériences liées à la musicothérapie (fin), Marta Fiol Dîaz.
J’ai mis la musique, poème, Gérard Valls.
Économie de la respiration dans l’utilisation de la voix, Wilhelm Porzelt.
N° 13 – Juin 1993 (version papier épuisée)
Économie de la respiration dans l’utilisation de la voix, Wilhelm Porzelt.
Considérations sur la définition de la musicothérapie et du musicothérapeute, Rolando Benenzon.
Techniques relationnelles au sein du milieu familial de l’hypoacousique, Isabel Lunansky.
Approche de la musicothérapie dans une institution de soins, Monique Meneghin.
Silence, poème, Gérard Valls.
Musicothérapie, contexte non verbal, écoute et communication, Maria Uriarte.
N° 14 – Décembre 1993 (version papier épuisée)
Musicothérapie, contexte non verbal, écoute et communication (suite), Maria Uriarte.
Femmes d’Afrique, poème, Gérard Valls.
L’instrument sonore/musical et la musicothérapie, une classification des instruments, Rolando Benenzon.
Expression et impression dans la musique baroque, José Luis Palacios Garoz.
Hommage à Pierre Josserand, Bernard Auriol.
Application de la musicothérapie au sein d’un enseignement musical auprès de déficients mentaux, Gloria Sanz Abia.
N° 15 -Juin 1994 (version papier épuisée)
Application de la musicothérapie au sein d’un enseignement musical auprès de déficients mentaux (suite), Gloria Sanz Abia.
Le bruit et la santé mentale, Bernard Auriol.
À chacun son chemin, poème, Michel Gendarme.
Dé-signer la musicothérapie, Patricia Pellizari.
N° 16 – Décembre 1994 (version papier épuisée)
Un atelier avec de jeunes adultes traumatisés crâniens, Michel Gendarme.
Les tambours qui soignent, Angel Lafuente Laarbi.
Décibels, Jacques Steimetz.
Notes sur le rythme, Guy Roque.
La musicothérapie auprès des personnes âgées en Centre d’accueil et en Centre de jour, Josée Préfontaine.
N° 17-Juin 1995
La musicothérapie auprès des personnes âgées en Centre d’accueil et en Centre de jour (2ème partie), Josée Préfontaine.
Poème sans titre, Maryane Michel.
L’aire de la musique, Catherine Jourdain.
N° 18 – Décembre 1995 (version papier épuisée)
Écoute… et peut-être t’entendras-tu ?, Noëlle Parmentier.
Musicothérapie et gériatrie, Gérard Ducourneau.
Sérénité, poème, Maryane Michel.
Musicothérapie auprès de cas sociaux, Karina Daniela Ferrari.
N° 19 – Juin 1996 (version papier épuisée)
Une expérience de musicothérapie auprès de patients schizophrènes,
Aittor Loroño.
Oui, j’écris des poèmes, Nanou.
La mise en acte, raisonner moins, résonner plus, Roland Vallée.
Recherche d’une pédagogie musicale en classe maternelle (1ère partie) Claude Rethoret.
N° 20 – Décembre 1996 (version papier épuisée)
Recherche d’une pédagogie musicale en classe maternelle (2ème ) Claude Rethoret.
Pour Fernand Deligny, Michel Gendarme.
Au-delà des sens, poème, Samuel Vallée.
Autour du maloya, entretien avec Serge Sinamalé.
Musicothérapie et autisme, présentation de cas (1ère ), Antoinette Martin.
N° 21 – Juin 1997 (version papier épuisée)
Musicothérapie et autisme, présentation de cas (2ème ), Antoinette Martin.
À un petit garçon peu ordinaire, poème, Martine Peyraud. Musicothérapie auprès de déficients mentaux, Martine Peyraud.
Le langage du corps, le corps et la voix, Flora, J. Kouyoumdjian.
N° 22 – Décembre 1997 (version papier épuisée)
Musicothérapie et personnes âgées en maison de retraite, H. Bonafous.
Les lapeurs, poème, Xavier Bonis.
Musicothérapie avec des enfants déficients intellectuels dans un I.M.P, Sylvie Votano.
N° 23 – Juin 1998 (version papier épuisée)
Musicothérapie avec des enfants déficients intellectuels dans un I.M.P (2ème partie), Sylvie Votano.
La neige est rouge à Treblinka, poème, Gérard Valls.
À propos de la txalaparta, photo, Guy Roque.
Le sous-entendu en musicothérapie, conférence du 29 mai 1998 à Montpellier, Gérard Ducourneau.
N° 24 – Décembre 1998 (version papier épuisée)
Les enjeux pulsionnels de la voix, approche historique et psychanalytique, Jean-Michel Vives.
La voix entre accord et désaccord, Guy Roque.
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