Pôle international de recherche en musicothérapie

Parution de la revue MTC N°54 Décembre 2013

Écrit par

dans

MUSIQUE – THÉRAPIE – COMMUNICATION

REVUE DE MUSICOTHÉRAPIE
N° 54 – DÉCEMBRE 2013

SOMMAIRE

Éditorial p. 2

Comment la formation à la musicothérapie change mon enseignement musical
Michèle Van Dooren p. 5

La mise en jeu du corps en musicothérapie
Roland Vallée p. 23

Musicothérapie et animation en maison de retraite (EHPAD)
Christian Larroque p. 37

Couverture : Loolla

 

ÉDITORIAL

En  quoi  une  formation  à  la  musicothérapie  agit-elle sur l’action  pédagogique  d’un enseignant ?  C’est  ce  que Michèle  Van  Dooren expose  dans  « Comment  la formation  de  musicothérapie  change  mon  enseignement musical. » Nous approchons là de ce que nous développons dans nos activités,  à  savoir  « nouvelle  situation,  nouvelle perception, nouvelle prise de conscience ».

Au  passage,  nous  retrouvons  la  complémentarité  entre action pédagogique et action thérapeutique. Nous savons aussi  que  dans  certaines  structures,  le  professeur
d’éducation  musicale  est  appelé  à  intervenir  auprès d’élèves en difficulté (cf. « Musicothérapie et intégration scolaire» de Julie Gebel, Non Verbal/A.M.Bx, 2010).
Registre  totalement  différent  avec  « La  mise  en  jeu  du corps  en  musicothérapie»  de  Roland  Vallée qui  nous entraîne dans l’univers du ressenti !

Avec  « Musicothérapie  et  animation  en  maison  de retraite,  EHPAD»  de  Christian  Larroque,  nous retrouvons  donc  le  cadre  d’un  EHPAD.  L’auteur, animateur,  précise,  fort  justement,  qu’animer  implique « donner  de  la  vie ».  Ceci  me  semble  extrêmement important  et  doit  être  une  priorité.  Il  faut  absolument proposer  des  activités  pour  redonner  (ou  maintenir) le goût  de  vivre,  d’agir,  de  rêver.  Il  convient  de  proposer des  activités  qui  font  sens et  pas  simplement  des séquences  techniques,  c’est  dans  ce  contexte  que  la musicothérapie est un apport indispensable.
Je pense aussi que le musicothérapeute peut très bien être très  au  fait  de  certaines  pathologies  rencontrées,  en particulier  la  maladie  d’Alzheimer,  qu’il  connaisse les
divers  stades  décrits  dans  de  nombreux  textes  mais  que dans  son  action  il  ne  s’en  tienne  pas  au  « pronostic dévastateur » comme J. Maisondieu le soulignait, suivant
en  cela  Baruk.  (La  démence  existe-t-elle ? Psychiatrie Française,  1982). Il  convient  d’aborder  le  sujet  en soulignant ce qu’il peut réaliser et ne rien sous-estimer.
Si  nous  revenons  au  texte  proposé,  on  se  rend  bien compte  qu’il  y  a  encore  pas  mal  de  chemin  à  parcourir sur le plan pratique  (réfectoire !) et sur les objectifs qui
jusqu’à  ce  jour  sont  assez  flous !  La  grille  proposée montre  le  désir  d’assurer  le  suivi…  Mais,  justement,  je tiens à souligner les initiatives prises ça et là et qui, j’en
suis  persuadé,  permettront  d’apporter  un  mieux-être,  de façon générale.

En  couverture  un  dessin  réalisé  par  Loolla,  il  nous renvoie selon notre lecture soit au « ressenti » de Roland Vallée soit à l’expression « mieux vaut ne pas se fier aux apparences »!

G.D.

Revue éditée par :
Atelier de musicothérapie de Bordeaux
Atelier de musicothérapie de Bourgogne
Atelier de musicothérapie d’Île de France
Atelier de musicothérapie de Toulouse
Centro de investigación musicoterapéutica (Bilbao)
ISSN 0987-311